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flâneries picturales en musée

flâneries picturales en musée

Visites des musées des Beaux-Arts de France et leurs expositions temporaires


Les Flandrin, artistes et frères (mba Lyon)

Publié par Faustine sur 20 Janvier 2022, 13:48pm

Catégories : #exposition, #peinture française du XIXe

Auguste, Hippolyte et Paul Flandrin comptent parmi les artistes les plus importants de la scène lyonnaise au XIXe siècle. Le musée des Beaux-Arts de Lyon conserve près de 200 oeuvres. Cet été, une exposition invitait à découvrir leur travail, en rassemblant peintures, dessins, carnets et photographies, dont plus de la moitié n'avait jamais été présentée. Le parcours thématique entremêlait les créations des trois artistes. L'exposition faisait également écho à la restauration en 2020 des décors d'Hippolyte Flandrin dans l'église Saint-Germain-des-Prés à Paris.

J'étais curieuse de découvrir l'univers de cette fratrie. Je suis donc allée à Lyon pour visiter l'exposition, dont je vous fais un résumé d'après le livret d'exposition fourni par le musée.

Trois frères artistes

L'exposition s'ouvre avec les autoportraits et portraits des frères Flandrin, un genre qu'ils ont pratiqué tout au long de leur carrière en en faisant une caractéristique distinctive de leur art.

- Auguste Flandrin (1804-1842) : il connait un vif succès de portraitiste à partir de 1834 à Lyon. Son décès brutal explique que l'on retrouve peu de ses oeuvres dans l'exposition.

Auguste Flandrin, Autoportrait en pêcheur napolitain (1838), huile sur toile. Collection particulière.

Auguste Flandrin, Autoportrait en pêcheur napolitain (1838), huile sur toile. Collection particulière.

-Hippolyte Flandrin (1809-1864) : S'installe à Paris en 1838. Il reçoit en 1839 une commande pour le décor d'une chapelle de l'église Saint-Séverin à Paris. Est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1841. Débute le décor de l'église Saint-Germain-des-Prés en 1842. Est élu membre de l'Académie des Beaux-Arts en 1853.

Hippolyte Flandrin, Autoportrait à la casquette (vers 1829-1832), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Hippolyte Flandrin, Autoportrait à la casquette (vers 1829-1832), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Hippolyte Flandrin, Autoportrait (vers 1838-1840), huile sur toile. Collection particulière.

Hippolyte Flandrin, Autoportrait (vers 1838-1840), huile sur toile. Collection particulière.

Hippolyte Flandrin, Autoportrait au chevalet (vers 1860), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Hippolyte Flandrin, Autoportrait au chevalet (vers 1860), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Jean Augsute Dominique Ingres, Portrait d'Hippolyte (1855), crayon graphite sur papier. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Jean Augsute Dominique Ingres, Portrait d'Hippolyte (1855), crayon graphite sur papier. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Réciprocité et collaboration sont les maîtres mots de leur travail, des portraits mutuels, portraits doubles et portraits croisés le montre.

Paul Flandrin (1811-1902) : Echoue au Prix de Rome en 1834, mais suit son frère en Italie à ses propres frais. Regagne Paris en 1838, où il s'installe avec son frère et l'assiste sur des projets. Voyage en France de 1840 à 1850. Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1852. Séjourne en Normandie dans les années 1860. A la mort d'Hippolyte, il achève le décor de la nef de l'église Saint-Germain-des-Prés. Se rend régulièrement sur la côte atlantique dans les années 1870. Puis loue une maison en île-de-France à Montgeron. Dernier à mourir de la fratrie, mais pas pour autant le plus connu.

Paul Flandrin, Portrait d'Hippolyte (1835), crayon graphite sur papier. Paris, musée du Louvre.

Paul Flandrin, Portrait d'Hippolyte (1835), crayon graphite sur papier. Paris, musée du Louvre.

Hyppolite et Paul Flandrin, Double portrait croisé (1835), crayon graphite sur papier. Paris, musée du Louvre.

Hyppolite et Paul Flandrin, Double portrait croisé (1835), crayon graphite sur papier. Paris, musée du Louvre.

Paul Flandrin avec la participation d'Hippolyte, Double Portrait de Paul et Hippolyte (1842), huile sur toile. Nantes, musée d'arts.

Paul Flandrin avec la participation d'Hippolyte, Double Portrait de Paul et Hippolyte (1842), huile sur toile. Nantes, musée d'arts.

L'intérêt précoce des Flandrin pour la nouvelle technique de la photographie est montré à travers une sélection de tirages sur papier albuminé, ainsi que des daguerréotypes, dans lesquels Hippolyte et Paul explorent les possibilités de ce nouvel art.

F. Chabrol, Portrait d'Hippolyte et Paul (vers 1848), daguerréotype. Collection particulière;

F. Chabrol, Portrait d'Hippolyte et Paul (vers 1848), daguerréotype. Collection particulière;

F. Chabrol, Portrait d'Hippolyte (vers 1854), tirage sur papier albuminé collé sur carton. Collection particulière.

F. Chabrol, Portrait d'Hippolyte (vers 1854), tirage sur papier albuminé collé sur carton. Collection particulière.

Charles Leymarie, Portrait de Paul (vers 1860), tirage sur papier albuminé. Collection particulière.

Charles Leymarie, Portrait de Paul (vers 1860), tirage sur papier albuminé. Collection particulière.

Henri Roger, Portrait de Paul dans son atelier (1891), tirage gélatino-argentique sur papier baryté collé sur carton. Collection particulière.

Henri Roger, Portrait de Paul dans son atelier (1891), tirage gélatino-argentique sur papier baryté collé sur carton. Collection particulière.

Lyon, Paris, Rome, les années de formation

Sensibilisés au goût des arts par leur père (peintre miniaturiste), les trois frères montrent très tôt leur intérêt pour la peinture. Ils s'inscrivent aux cours de l'école des beaux-arts de Lyon. L'aîné Auguste, se sent chargé d'obtenir des revenus pour la famille et pratique la lithographie. Alors qu'Hippolyte et Paul partent faire leur apprentissage à Paris en 1829.

Ils s'inscrivent dans l'atelier de Jean Auguste Dominique Ingres (1780-1867). Ils acquièrent un statut privilégié ainsi qu'une proximité avec Ingres qu'ils conserveront durant toute leur carrière. Auguste les rejoint en 1833.

Auguste Flandrin, Académie d'homme nu (1823), pierre noire sur papier. Lyon, Ecole des Beaux-Arts.

Auguste Flandrin, Académie d'homme nu (1823), pierre noire sur papier. Lyon, Ecole des Beaux-Arts.

Hippolyte Flandrin, Académie d'homme nu (1828), pierre noire sur papier, feuille de vigne au crayon graphite et lavis brun sur papier découpé et collé. Lyon, Ecole des Beaux-Arts.

Hippolyte Flandrin, Académie d'homme nu (1828), pierre noire sur papier, feuille de vigne au crayon graphite et lavis brun sur papier découpé et collé. Lyon, Ecole des Beaux-Arts.

Hippolyte Flandrin, Soldats d'une fanfare militaire (vers 1824), Plume, encre noire et aquarelle sur papier. Collection particulière.

Hippolyte Flandrin, Soldats d'une fanfare militaire (vers 1824), Plume, encre noire et aquarelle sur papier. Collection particulière.

Le dessin est la base de l'enseignement, s'appuyant sur l'étude d'après l'antique et les maîtres anciens, puis, d'après le modèle vivant. Les frères Flandrin s'inscrivent en parallèle à l'Ecole des beaux-arts, qui à Paris est autant un lieu d'apprentissage que de concours, dont le Prix de Rome. Hippolyte le remporte en 1832 avec le tableau Thésée reconnu par son père, lui permettant de partir 5 ans à Rome.

Hippolyte Flandrin, Académie d'homme nu (vers 1830-1832), huile sur toile. Collection particulière.

Hippolyte Flandrin, Académie d'homme nu (vers 1830-1832), huile sur toile. Collection particulière.

Auguste Flandrin, Cour de ferme dans le Bugey (vers 1835-1840), huile sur toile. Paris, galerie Michel Descours.

Auguste Flandrin, Cour de ferme dans le Bugey (vers 1835-1840), huile sur toile. Paris, galerie Michel Descours.

Hippolyte Flandrin, Thésée reconnu par son père (1832), huile sur toile. Paris, Beaux-Arts de Paris.

Hippolyte Flandrin, Thésée reconnu par son père (1832), huile sur toile. Paris, Beaux-Arts de Paris.

La séduction du corps

Au XIXe siècle, dans l'organisation de l'Ecole des beaux-arts, la représentation du corps humain tient un rôle fondamental. Ainsi, le règlement du prix de Rome prévoit qu'une fois par an, les lauréats fassent parvenir à Paris un tableau d'une figure nue. Dans la réalisation de ses envois : Polytès, fils de Priam, observant les mouvements des Grecs, Jeune Berger et Les Bergers de Virgile, Hippolyte se met à l'épreuve dans différents registres du nu masculin, dans lesquels la référence à l'antique est combinée avec les libertés anatomiques héritées d'Ingres. Des études antérieures aux tableaux montrent le travail d'Hippolyte. Sauf pour Jeune Berger les études ont été faites par Paul qui avait rejoint son frère à Rome.

Hippolyte Flandrin, Polytès, fils de Priam, observant les mouvements des Grecs (1833-1834), huile sur toile. Saint-Etienne, musée d'Art moderne et contemporain. / Hyppolyte Flandrin, Etude pour Polytès (1834), crayon graphite sur papier. Collection particulière.
Hippolyte Flandrin, Polytès, fils de Priam, observant les mouvements des Grecs (1833-1834), huile sur toile. Saint-Etienne, musée d'Art moderne et contemporain. / Hyppolyte Flandrin, Etude pour Polytès (1834), crayon graphite sur papier. Collection particulière.

Hippolyte Flandrin, Polytès, fils de Priam, observant les mouvements des Grecs (1833-1834), huile sur toile. Saint-Etienne, musée d'Art moderne et contemporain. / Hyppolyte Flandrin, Etude pour Polytès (1834), crayon graphite sur papier. Collection particulière.

Hippolyte Flandrin, Jeune Berger (1834-1835), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Hippolyte Flandrin, Jeune Berger (1834-1835), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Paul Flandrin, étude de jeune homme nu assis (vers 1834), crayon graphite et estompe sur papier / huile sur toile. Collection particulière.
Paul Flandrin, étude de jeune homme nu assis (vers 1834), crayon graphite et estompe sur papier / huile sur toile. Collection particulière.

Paul Flandrin, étude de jeune homme nu assis (vers 1834), crayon graphite et estompe sur papier / huile sur toile. Collection particulière.

Hippolyte Flandrin, Les Bergers de Virgile (1831-1836), huile sur papier marouflé sur toile, marouflée sur bois. Collection particulière.

Hippolyte Flandrin, Les Bergers de Virgile (1831-1836), huile sur papier marouflé sur toile, marouflée sur bois. Collection particulière.

Hippolyte Flandrin, étude de jeune homme pour les Bergers de Virgile (1831), huile sur papier marouflé sur bois / étude pour le berger flûtiste des Bergers de Virgile (1831), huile sur carton. Troyes, musée des Beaux-Arts.
Hippolyte Flandrin, étude de jeune homme pour les Bergers de Virgile (1831), huile sur papier marouflé sur bois / étude pour le berger flûtiste des Bergers de Virgile (1831), huile sur carton. Troyes, musée des Beaux-Arts.

Hippolyte Flandrin, étude de jeune homme pour les Bergers de Virgile (1831), huile sur papier marouflé sur bois / étude pour le berger flûtiste des Bergers de Virgile (1831), huile sur carton. Troyes, musée des Beaux-Arts.

Hippolyte Flandrin, Jeune Homme nu assis sur un rocher, au bord de la mer (1835-1836), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Hippolyte Flandrin, Jeune Homme nu assis sur un rocher, au bord de la mer (1835-1836), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Paul Flandrin, étude de jeune homme nu accroupi (vers 1835), crayon graphite sur papier teinté par un fixatif. Collection particulière.

Paul Flandrin, étude de jeune homme nu accroupi (vers 1835), crayon graphite sur papier teinté par un fixatif. Collection particulière.

Paul de son côté, insère le thème du corps humain dans la nature et crée des personnages idylliques à l'âme virgilienne.

Paul Flandrin, Idylle (1868), huile sur bois. Bergues, musée du Mont-de-Piété
Paul Flandrin, Idylle (1868), huile sur bois. Bergues, musée du Mont-de-Piété

Paul Flandrin, Idylle (1868), huile sur bois. Bergues, musée du Mont-de-Piété

Paul Flandrin, étude de jeune homme drapé jouant de la trompe (1867), crayon graphite et rehauts de craie blanche sur papier beige. Collection particulière.

Paul Flandrin, étude de jeune homme drapé jouant de la trompe (1867), crayon graphite et rehauts de craie blanche sur papier beige. Collection particulière.

Paul Flandrin, Idylle (fin des années 1860), huile sur toile. Paris, galerie Talabardon & Gautier.

Paul Flandrin, Idylle (fin des années 1860), huile sur toile. Paris, galerie Talabardon & Gautier.

Les études de femmes sont rares dans l'oeuvre des Flandrin. Une seule étude féminine des années romaines est connue ; la série dite de La Florentine, exécutée à leur retour en France. La grâce chaste de ces figures féminines vêtues de tuniques s'allie à leur aspect vaguement antiquisant. Le drapé, devient ici un instrument pour exalter la séduction du corps.

Auguste Flandrin, Etude de jeune femme en buste, la poitrine nue et les yeux baissés (vers 1835-1842), crayon graphite et estompe sur papier. Collection particulière.

Auguste Flandrin, Etude de jeune femme en buste, la poitrine nue et les yeux baissés (vers 1835-1842), crayon graphite et estompe sur papier. Collection particulière.

Auguste Flandrin, Portrait de jeune fille (vers 1835-1842), crayon graphite et estompe sur papier. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Auguste Flandrin, Portrait de jeune fille (vers 1835-1842), crayon graphite et estompe sur papier. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Paul Flandrin, Portrait de jeune femme, dit la Florentine (vers 1840-1841), huile sur toile. Collection particulière.

Paul Flandrin, Portrait de jeune femme, dit la Florentine (vers 1840-1841), huile sur toile. Collection particulière.

Hippolyte Flandrin, Portrait de jeune femme, dit la Florentine (vers 1840-1841), huile sur toile. Evreux, musée d'art, histoire et archéologie.

Hippolyte Flandrin, Portrait de jeune femme, dit la Florentine (vers 1840-1841), huile sur toile. Evreux, musée d'art, histoire et archéologie.

Hippolyte Flandrin, Portrait de jeune femme, dit la Florentine (1840), huile sur toile. Nantes, musée d'arts.

Hippolyte Flandrin, Portrait de jeune femme, dit la Florentine (1840), huile sur toile. Nantes, musée d'arts.

Hippolyte Flandrin, Portrait de jeune femme de profil, dit la Florentine (vers 1840-1841), huile sur toile. Beauvais, musée de l'Oise.

Hippolyte Flandrin, Portrait de jeune femme de profil, dit la Florentine (vers 1840-1841), huile sur toile. Beauvais, musée de l'Oise.

La découverte de la nature : paysages d'Italie

Ayant gagner le Prix de Rome, Hippolyte arrive à Rome en 1833. Il est rejoint en 1834 par Paul de sa propre initiative, puis par Auguste pour un court séjour de 2 mois en 1838. Ils reviendront à Paris en Août 1838.

Pour tous les trois, la période italienne constitue un moment crucial dans leur développement artistique et humain. La nomination d'Ingres au poste de directeur de la villa Médicis en 1835 complète la formation des Flandrin sous ces enseignements.

Parmi les nombreux bénéfices du séjour, la vraie révélation pour Hippolyte, Paul et Auguste est la découverte de la nature. Chacun développe un rapport exclusif avec cette nature italienne qui aboutit, dans le domaine du paysage, à des résultats aussi remarquables qu'inattendus.

La campagne romaine, les vues sur la ville éternelle, les jardins des villas, les côtes de la région de Naples, les cités et les douces collines de Toscane et d'Ombrie : tous ces paysages deviennent des sujets parcourus et aimés. De nombreux carnets sont remplis d'esquisses ; les dessins et les huiles d'après nature se multiplient.

Paul Flandrin, Troupeau de boeufs dans la campagne romaine (1835), huile sur toile. Collection particulière.

Paul Flandrin, Troupeau de boeufs dans la campagne romaine (1835), huile sur toile. Collection particulière.

Paul Flandrin, La Campagne romaine vue depuis la chambre d'Hippolyte à la villa Médicis (vers 1835), huile sur papier marouflé sur toile. Collection particulière.

Paul Flandrin, La Campagne romaine vue depuis la chambre d'Hippolyte à la villa Médicis (vers 1835), huile sur papier marouflé sur toile. Collection particulière.

Paul Flandrin, Pins maritimes à la villa Pamphilj (vers 1837), huile sur papier marouflé sur toile. Paris, Fondation Custodia.

Paul Flandrin, Pins maritimes à la villa Pamphilj (vers 1837), huile sur papier marouflé sur toile. Paris, Fondation Custodia.

Paul Flandrin, Pins maritimes à la villa Pamphilj (1837), huile sur toile. New-York, W.M. Brady.
Paul Flandrin, Pins maritimes à la villa Pamphilj (1837), huile sur toile. New-York, W.M. Brady.

Paul Flandrin, Pins maritimes à la villa Pamphilj (1837), huile sur toile. New-York, W.M. Brady.

Paul Flandrin, Le Jardin de la villa Médicis, vu depuis la chambre d'Hippolyte (vers 1834-1838), huile sur toile. Collection particulière;

Paul Flandrin, Le Jardin de la villa Médicis, vu depuis la chambre d'Hippolyte (vers 1834-1838), huile sur toile. Collection particulière;

On découvre aussi une réelle passion des trois frères pour l'aquarelle, technique fugace et complexe, pratiquée avec une maîtrise surprenante.

Paul Flandrin, Groupe de chênes verts dans le parc de la villa Borghèse (1835), pierre noire et estompe sur deux feuilles de papier. Londres, The British Museum.

Paul Flandrin, Groupe de chênes verts dans le parc de la villa Borghèse (1835), pierre noire et estompe sur deux feuilles de papier. Londres, The British Museum.

Hippolyte Flandrin, Le Palazzo Pubblico de Pérouse (1835), aquarelle sur papier. Collection particulière.

Hippolyte Flandrin, Le Palazzo Pubblico de Pérouse (1835), aquarelle sur papier. Collection particulière.

Hippolyte Flandrin, L'Aqueduc et l'orangerie de la villa Borghèse (1836), aquarelle sur papier. Collection particulière.

Hippolyte Flandrin, L'Aqueduc et l'orangerie de la villa Borghèse (1836), aquarelle sur papier. Collection particulière.

Auguste Flandrin, La Baie de Naples avec le Castel dell'Ovo et le Vésuve (1838), crayon graphite et aquarelle sur papier. Paris, Fondation Custodia.

Auguste Flandrin, La Baie de Naples avec le Castel dell'Ovo et le Vésuve (1838), crayon graphite et aquarelle sur papier. Paris, Fondation Custodia.

Paul Flandrin, Paysage montagneux, vu depuis le sommet du Vésuve (1838), crayon graphite et auqarelle sur papier. Paris, Fondation Custodia.

Paul Flandrin, Paysage montagneux, vu depuis le sommet du Vésuve (1838), crayon graphite et auqarelle sur papier. Paris, Fondation Custodia.

Narrations en grand format : tableaux d'histoire

La hiérarchie académique entre les différents genres picturaux place en premier lieu la représentation d'épisodes historiques, empruntés à l'Antiquité ou à la Bible. Se distinguer par la réalisation de tableaux relevant de cette catégorie demeure encore une étape nécessaire pour lancer une carrière au 19ème siècle.

Ces oeuvres de grandes dimensions (3mx4m) permettent de se faire remarquer aux yeux de la critique et du public lors des Salons. Mais, elles représentent un risque financier. Leurs formats importants et leurs sujets sérieux n'est pas au goût des intérieurs des collectionneurs et ne trouvent place que dans les musées. Un achat par l'administration est la seule issue. Les Flandrin pratiqueront peu les tableaux d'histoire, uniquement au début de leur carrière, afin de répondre aux obligations du règlement de la villa Médicis pour Hippolyte.

Hippolyte Flandrin, Le Dante, conduit par Virgile, offre des consolations aux âmes des envieux (1834-1835), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Hippolyte Flandrin, Le Dante, conduit par Virgile, offre des consolations aux âmes des envieux (1834-1835), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Hippolyte Flandrin, Jésus-Christ et les petits enfants (1836-1838), huile sur toile. Lisieux, musée d'art et d'histoire.

Hippolyte Flandrin, Jésus-Christ et les petits enfants (1836-1838), huile sur toile. Lisieux, musée d'art et d'histoire.

Auguste Flandrin, Savonarole prêchant dans l'église San Miniato à Florence (1840), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Auguste Flandrin, Savonarole prêchant dans l'église San Miniato à Florence (1840), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Paul Flandrin, Les Pénitents de la mort dans la campagne de Rome (1840), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.
Paul Flandrin, Les Pénitents de la mort dans la campagne de Rome (1840), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Paul Flandrin, Les Pénitents de la mort dans la campagne de Rome (1840), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Paul Flandrin, La Fuite en Egypte (1861), huile sur toile. Orléans, musée des Beaux-Arts.
Paul Flandrin, La Fuite en Egypte (1861), huile sur toile. Orléans, musée des Beaux-Arts.

Paul Flandrin, La Fuite en Egypte (1861), huile sur toile. Orléans, musée des Beaux-Arts.

Le décès brutal d'Auguste en 1842 ne lui laisse pas l'opportunité de poursuivre sur la lancée qu'il avait débutée. Il est peut-être à l'origine d'un tableau d'Hippolyte conservé dans l'atelier sans être montré La Pietà, qui témoigne de sa douleur face à la disparition de son aîné.

Hipplyte Flandrin, la Pietà (vers 1842), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Hipplyte Flandrin, la Pietà (vers 1842), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Le sentiment de la nature : Paysages de France

A l'été 1838, les trois frères Flandrin sont de retour en France. Après la période italienne, Paul est le seul à élire le paysage comme sa spécialité exclusive. De 1839 à 1902, il expose de manière régulière au Salon et parcourt son pays natal à la recherche de nouveaux motifs.

Dans les années 1840 et 1850, il voyage fréquemment en Provence et dans le Midi de la France, en raison aussi du chantier qui s'ouvre à Nîmes pour le décor de l'église Saint-Paul. Stimulé par la lumière éclatante de la région, il s'attache à deux lieux : le golfe de Marseille et les gorges d'Ollioules, près de Toulon.

Paul Flandrin, Le Golfe de Marseille vu de Montredon (1843), huile sur papier marouflé sur bois. Collection particulière.

Paul Flandrin, Le Golfe de Marseille vu de Montredon (1843), huile sur papier marouflé sur bois. Collection particulière.

Paul Flandrin, Les Gorges de l'Atlas (1845), huile sur toile. Langres, musée d'Art et d'Histoire.

Paul Flandrin, Les Gorges de l'Atlas (1845), huile sur toile. Langres, musée d'Art et d'Histoire.

Paul Flandrin, Dans les bois d'automne (vers 1853-1855), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.
Paul Flandrin, Dans les bois d'automne (vers 1853-1855), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Paul Flandrin, Dans les bois d'automne (vers 1853-1855), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Paul Flandrin, Les Bords du Rhône près de Vienne (1855), huile sur bois. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Paul Flandrin, Les Bords du Rhône près de Vienne (1855), huile sur bois. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Paul Flandrin, Souvenir du Midi (1865), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Paul Flandrin, Souvenir du Midi (1865), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

A partir du milieu des années 1850, Paul passe une partie de ses étés dans le nord de la France, captivé par la "mer admirable et le sublime spectacle" des côtes normandes, comme il l'écrit dans ses carnets. Il réalise alors des marines dans les environs du Tréport et d'Arromanches.

Paul Flandrin, Falaise en bord de mer en Normandie (vers 1860), huile sur papier marouflé sur toile. Paris, collection particulière.

Paul Flandrin, Falaise en bord de mer en Normandie (vers 1860), huile sur papier marouflé sur toile. Paris, collection particulière.

Images d'une société

Le portrait constitue un axe important du travail de chacun des trois frères Flandrin. Ils vont tous connaître le succès dans ce domaine et être sollicités par de nombreuses commandes. Leurs oeuvres relèvent de deux catégories distinctes. D'une part, des portraits "intimes", principalement dessinés, offerts en gage d'amitié. Leur inspiration vient de l'Allemagne romantique que leur maître Jean Auguste Dominique Ingres a relayée en France.

Auguste Flandrin, François Bonhommé (1834), crayon graphite et estompe sur papier. Paris, collection particulière.

Auguste Flandrin, François Bonhommé (1834), crayon graphite et estompe sur papier. Paris, collection particulière.

paul Flandrin, Emile Signol (1835), crayon graphite sur papier. Paris, Beaux-Arts de Paris.

paul Flandrin, Emile Signol (1835), crayon graphite sur papier. Paris, Beaux-Arts de Paris.

Paul Flandrin, Ernest Boulanger (1837), crayon graphite sur papier. Collectin particulière.

Paul Flandrin, Ernest Boulanger (1837), crayon graphite sur papier. Collectin particulière.

Auguste Flandrin, George Hainl (1839), crayon graphite et estompe sur papier. Paris, musée Carnavalet.

Auguste Flandrin, George Hainl (1839), crayon graphite et estompe sur papier. Paris, musée Carnavalet.

Paul Flandrin, Antonie Balaÿ (1852), crayon graphite sur calque. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Paul Flandrin, Antonie Balaÿ (1852), crayon graphite sur calque. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Jean Auguste Dominique Ingres avec la collaboration d'Alexandre Desgoffe, Vénus à Paphos (1852-1853), huile sur toile. Paris, musée d'Orsay.

Jean Auguste Dominique Ingres avec la collaboration d'Alexandre Desgoffe, Vénus à Paphos (1852-1853), huile sur toile. Paris, musée d'Orsay.

Paul s'affirme comme l'un des meilleurs spécialistes du genre au 19ème siècle, par la sensibilité et le dépouillement de son trait qui parvient à donner vie aux personnalités.

Paul Flandrin, Madame Chavanne (1861), huile sur toile. Collection particulière.

Paul Flandrin, Madame Chavanne (1861), huile sur toile. Collection particulière.

A l'opposé se situent les portraits de condition. Auguste représente une large galerie de notabilités lyonnaises, souvent en petit format (32x26), dans une mise en page toujours inventive.

Auguste Flandrin, Portrait de jeune homme (1832), aquarelle sur papier. Londres, The British Museum.

Auguste Flandrin, Portrait de jeune homme (1832), aquarelle sur papier. Londres, The British Museum.

Auguste Flandrin, Mathilde Mirabel-Chambaud (1835), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts

Auguste Flandrin, Mathilde Mirabel-Chambaud (1835), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts

Auguste Flandrin, Alexis de Champagne (1842), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Auguste Flandrin, Alexis de Champagne (1842), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Hippolyte voit défiler devant son pinceau les grandes figures de son époque, fréquemment liées aux réseaux d'Ingres.

Hippolyte Flandrin, Antoinette Oudiné (1840), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Hippolyte Flandrin, Antoinette Oudiné (1840), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Hippolyte Flandrin, Angélique de Cambourg (1846), huile sur toile. Détroit, The Detroit Institute of Arts.

Hippolyte Flandrin, Angélique de Cambourg (1846), huile sur toile. Détroit, The Detroit Institute of Arts.

Hippolyte Flandrin, Charles et Amédée Dassy (1849-1850), huile sur toile. Cleveland, The Cleveland Museum of Art.

Hippolyte Flandrin, Charles et Amédée Dassy (1849-1850), huile sur toile. Cleveland, The Cleveland Museum of Art.

Hippolyte Flandrin, La Comtesse Oriane de Goyon (1855), huile sur toile. Montauban, musée Ingres-Bourdelle.

Hippolyte Flandrin, La Comtesse Oriane de Goyon (1855), huile sur toile. Montauban, musée Ingres-Bourdelle.

Hippolyte Flandrin, Georges Broelmann (1855), huile sur toile marouflée sur bois. Lyon, musée des Beaux-Arts. / Etude pour le portrait de Georges Broelmann (vers 1855), crayon graphite sur papier avec mise au carreau. Lyon, musée des Beaux-Arts.
Hippolyte Flandrin, Georges Broelmann (1855), huile sur toile marouflée sur bois. Lyon, musée des Beaux-Arts. / Etude pour le portrait de Georges Broelmann (vers 1855), crayon graphite sur papier avec mise au carreau. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Hippolyte Flandrin, Georges Broelmann (1855), huile sur toile marouflée sur bois. Lyon, musée des Beaux-Arts. / Etude pour le portrait de Georges Broelmann (vers 1855), crayon graphite sur papier avec mise au carreau. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Hippolyte Flandrin, Adèle Broelmann (1860), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Hippolyte Flandrin, Adèle Broelmann (1860), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Hippolyte Flandrin, Jean-Baptiste Joseph Marcotte-Genlis (1862), huile sur toile. Collection particulière. / Etude pour le portrait de Jean-Baptiste Joseph Marcotte-Genlis (vers 1862), Pierre noire et rehauts de craie blanche sur papier gris. Lyon, musée des Beaux-Arts.
Hippolyte Flandrin, Jean-Baptiste Joseph Marcotte-Genlis (1862), huile sur toile. Collection particulière. / Etude pour le portrait de Jean-Baptiste Joseph Marcotte-Genlis (vers 1862), Pierre noire et rehauts de craie blanche sur papier gris. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Hippolyte Flandrin, Jean-Baptiste Joseph Marcotte-Genlis (1862), huile sur toile. Collection particulière. / Etude pour le portrait de Jean-Baptiste Joseph Marcotte-Genlis (vers 1862), Pierre noire et rehauts de craie blanche sur papier gris. Lyon, musée des Beaux-Arts.

L'atelier du décor monumental

L'un des domaines qui contribue le plus à établir la renommée d'Hippolyte Flandrin est le grand décor. Celui-ci connaît un véritable renouveau en France dès 1830. Hippolyte et Paul vont oeuvrer pour l'Hôtel de Ville, le Conservatoire des arts et métiers à Paris et surtout pour des églises. Hippolyte intervient sur plusieurs grands chantiers : église Saint-Séverin, Saint-Vincent-de-Paul et surtout Saint-Germain des Prés, à Paris. Mais aussi, Saint-Paul à Nîmes et Saint-Martin d'Ainay à Lyon.

Monument commémoratif pour Hippolyte Flandrin, Paris, église Saint-Germain-des-Prés.

Monument commémoratif pour Hippolyte Flandrin, Paris, église Saint-Germain-des-Prés.

Hippolyte Flandrin, collège des Apôtres (1846-1848), peinture murale à la cire. Paris, église Saint-Germain-des-Prés, choeur.

Hippolyte Flandrin, collège des Apôtres (1846-1848), peinture murale à la cire. Paris, église Saint-Germain-des-Prés, choeur.

Hippolyte Flandrin, Frise des pénitentes (1848-1853), peinture murale à la cire. Paris, église Saint-Vincent-de-Paul, nef.
Hippolyte Flandrin, Frise des pénitentes (1848-1853), peinture murale à la cire. Paris, église Saint-Vincent-de-Paul, nef.
Hippolyte Flandrin, Frise des pénitentes (1848-1853), peinture murale à la cire. Paris, église Saint-Vincent-de-Paul, nef.

Hippolyte Flandrin, Frise des pénitentes (1848-1853), peinture murale à la cire. Paris, église Saint-Vincent-de-Paul, nef.

Ces travaux d'ampleur sont préparés avec de multiples dessins qui lui permettent d'étudier chaque figure de ses compositions.

Hippolyte Flandrin, La Mort de Jésus-Christ sur le Calvaire, esquisse pour le décor de la nef de l'église Saint-Germain-des-Prés, Paris (1860), huile et tracé au crayon graphite sur papier marouflé sur carton. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Hippolyte Flandrin, La Mort de Jésus-Christ sur le Calvaire, esquisse pour le décor de la nef de l'église Saint-Germain-des-Prés, Paris (1860), huile et tracé au crayon graphite sur papier marouflé sur carton. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Hippolyte Flandrin, Institution de l'Eucharistie, esquisse pour le décor de la nef de l'église Saint-Germain-des-Prés, Paris (1858), huile et tracé au crayon graphite sur papier marouflé sur carton. Amiens, musée de Picardie.

Hippolyte Flandrin, Institution de l'Eucharistie, esquisse pour le décor de la nef de l'église Saint-Germain-des-Prés, Paris (1858), huile et tracé au crayon graphite sur papier marouflé sur carton. Amiens, musée de Picardie.

Il est assisté de Paul et de jeunes collaborateurs, principalement d'origine lyonnaise.

Alexandre Denuelle, Projet d'ornement pour le décor du choeur de l'église Saint-germain-des-Prés, Paris (vers 1846-1848), crayon graphite et aquarelle sur papier beige. Paris, Beaux-Arts de Paris.

Alexandre Denuelle, Projet d'ornement pour le décor du choeur de l'église Saint-germain-des-Prés, Paris (vers 1846-1848), crayon graphite et aquarelle sur papier beige. Paris, Beaux-Arts de Paris.

Cherchant à renouer avec les grands modèles du passé, en particulier les fresques italiennes de la fin du Moyen-Âge admirées à Assise, il choisit la technique de la peinture à la cire, appliquée sur le mur.

Hippolyte Flandrin, Entrée de la basilique inférieure d'Assise (1835), aquarelle sur papier. Collection particulière.

Hippolyte Flandrin, Entrée de la basilique inférieure d'Assise (1835), aquarelle sur papier. Collection particulière.

L'héritage des Flandrin

Chacun des trois frères a endossé le rôle de maître, bien qu'Auguste ait été le seul à fonder un véritable atelier. Parmi les fidèles élèves de son école située place Sathonay à Lyon, Louis Lamothe (1822-1869), qui sera un collaborateur sur les grands chantiers, est le plus connu. Hippolyte, lui délèguera l'ouverture d'un atelier afin de transmettre son héritage artistique. Henri Regnault et Edgar Degas y étudient.

Louis lamothe, Autoportrait à la palette (1859), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Louis lamothe, Autoportrait à la palette (1859), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Edgard Degas, Hilaire Degas (1857), huile sur toile. Paris, musée d'Orsay.

Edgard Degas, Hilaire Degas (1857), huile sur toile. Paris, musée d'Orsay.

Jean-Baptiste Poncet (1827-1901) sera aussi élève d'Hippolyte et l'assistera dans ses grandes fresques.

Jean-Baptiste Poncet, Un jeune joueur de flûte au bord de la mer (1861), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Jean-Baptiste Poncet, Un jeune joueur de flûte au bord de la mer (1861), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Ce fut une belle exposition avec de nombreuses oeuvres exposées pour la majorité venant du musée des Beaux-Arts de Lyon et de collection particulière. Elles m'étaient donc totalement inconnues.

Le catalogue de l'exposition : "Hippolyte, Paul, Auguste Les Flandrin artistes et frères", Ed. Musée des Beaux-Arts de Lyon / In Fine éditions d'art, 2021 (351p.) est un livre à couverture souple, imprimé sur du papier glacé. Il reflète très bien l'exposition en reproduisant toutes les oeuvres et en développant tout les thèmes abordés de l'exposition.

Hippolyte, Paul, Auguste Les Flandrin artistes et frères, éditions musée beaux-arts de Lyon, 2021.

 

Après l'exposition, j'ai visité le musée des Beaux-Arts. Je n'ai pas été emballée par ses murs blancs et toutes les cimaises apparentes. J'estime qu'il y avait trop de tableaux dans chaque salle et dès fois pas assez de recul pour s'attarder devant des toiles grands formats. Je vous partage quelques photos.

Musée des Beaux-arts de Lyon
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