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flâneries picturales en musée

flâneries picturales en musée

Visites des musées des Beaux-Arts de France et leurs expositions temporaires


Peintres femmes (1780-1830) naissance d'un combat

Publié par Faustine sur 11 Septembre 2021, 13:00pm

Catégories : #exposition, #peinture française du XVIIIe, #peinture française du XIXe, #portrait, #peinture d'histoire, #scène de genre, #paysage

La dernière exposition du musée du Luxembourg avait pour thème les peintres femmes de 1780 à 1830.

M'étant déjà personnellement intéressée sur la vie des peintres français du XVIIIème siècle, je connaissais tout le contexte historique. Par contre, de nombreux noms m'étaient inconnus. Les oeuvres exposées sont principalement des autoportraits, mais aussi quelques paysages et portraits.

Je vous partage la découverte de ces artistes inspirée des panneaux explicatifs de l'exposition et accompagnée de mes tableaux coups de coeur.

Le droit d'être peintres : féminisation des beaux-arts

Autour de 1780, controverses et rivalités s'attisent, à l'extérieur comme à l'intérieur de l'Académie royale de peinture. Sa hiérarchie, ses privilèges et sa pédagogie suscitent un mécontentement.

En marge du Salon Officiel, le Salon du Colisée, l'Exposition de la Jeunesse, le Salon de la Correspondance suscitent l'engouement. On y découvre de jeunes peintres femmes de talent. La presse en parle.

L'admission en mai 1783 à l'Académie d'Elisabeth Vigée le Brun et d'Adélaïde Labille-Guiard, déjà célèbres, crée l'évènement. Le sujet passionne, déclenche les controverses. On limite à quatre le nombre d'académiciennes. La peinture d'histoire, thème majeur de l'école nationale, est menacée, par la féminisation croissante des beaux-arts.

L'étude du nu, est en principe interdit "au sexe faible" car contraire à la morale. Comme l'est la mixité que favorise l'ouverture croissante des ateliers de formation aux demoiselles. Le débat fait rage.

La Révolution éclate. L'Académie royale est abolie en 1793. La même année, la Société populaire et républicaine des arts interdit aux femmes d'y adhérer jusqu'en octobre 1794. Mais rien ne les empêche désormais d'exercer professionnellement ni d'exposer.

Cette première partie, nous proposait une série d'autoportraits de femmes peintres et de quelques portraits de femmes.

Elisabeth-Louise VIGEE LE BRUN (1755-1842), autoportrait de l'artiste peignant le portrait de l'impératrice Elisaveta Alexeevna (1800), huile sur toile. Russie, Saint-Pétersbourg, musée d'Etat de l'Ermitage.

Elisabeth-Louise VIGEE LE BRUN (1755-1842), autoportrait de l'artiste peignant le portrait de l'impératrice Elisaveta Alexeevna (1800), huile sur toile. Russie, Saint-Pétersbourg, musée d'Etat de l'Ermitage.

Marie-Geneviève BOULIARD (1762-1825), Autoportrait en Aspasie (1794), huile sur toile. France, musée des Beaux-Arts d'Arras.

Marie-Geneviève BOULIARD (1762-1825), Autoportrait en Aspasie (1794), huile sur toile. France, musée des Beaux-Arts d'Arras.

Rosalie FILLEUL DE BESNES (1752-1794), Autoportrait (vers 1775), huile sur toile. Collection particulière.

Rosalie FILLEUL DE BESNES (1752-1794), Autoportrait (vers 1775), huile sur toile. Collection particulière.

Marie-Nicole VESTIER (1767-1846), L'auteur à ses occupations (1793), huile sur toile. France, Vizille, musée de la Révolution Française.

Marie-Nicole VESTIER (1767-1846), L'auteur à ses occupations (1793), huile sur toile. France, Vizille, musée de la Révolution Française.

Marie-Guilhelmine BENOIST (1768-1826), Autoportrait copiant le Bélisaire et l'enfant à mi-corps de David (1786), huile sur toile. Allemagne, Karlsruhe, Staatliche Kunsthalle Karlsruhe.

Marie-Guilhelmine BENOIST (1768-1826), Autoportrait copiant le Bélisaire et l'enfant à mi-corps de David (1786), huile sur toile. Allemagne, Karlsruhe, Staatliche Kunsthalle Karlsruhe.

Marie-Elisabeth LEMOINE (1761-1811), Autoportrait au chapeau de paille et à la palette (vers 1795), huile sur toile. France, Paris, galerie l'Atelier d'Artistes.

Marie-Elisabeth LEMOINE (1761-1811), Autoportrait au chapeau de paille et à la palette (vers 1795), huile sur toile. France, Paris, galerie l'Atelier d'Artistes.

Adèle ROMANEE ou de ROMANCE (1769-1846), Autoportrait présumé d'Adèle Romane, dite "Adèle Romanée" (vers 1799), huile sur toile. France, Rouen, musée des Beaux-Arts.

Adèle ROMANEE ou de ROMANCE (1769-1846), Autoportrait présumé d'Adèle Romane, dite "Adèle Romanée" (vers 1799), huile sur toile. France, Rouen, musée des Beaux-Arts.

Marguerite GERARD (1761-1837), L'Elève intéressante (vers 1786), huile sur toile. France, Paris, musée du Louvre.
Marguerite GERARD (1761-1837), L'Elève intéressante (vers 1786), huile sur toile. France, Paris, musée du Louvre.

Marguerite GERARD (1761-1837), L'Elève intéressante (vers 1786), huile sur toile. France, Paris, musée du Louvre.

Jeanne-Louise, dite "Nanine" VALLAIN (1767-1815), Portrait d'une femme tenant un agneau (1788), huile sur toile. France, Paris, musée Cognacq-Jay.

Jeanne-Louise, dite "Nanine" VALLAIN (1767-1815), Portrait d'une femme tenant un agneau (1788), huile sur toile. France, Paris, musée Cognacq-Jay.

Elisabeth-Louise VIGEE LE BRUN, Marie-Antoinette en robe de mousseline, dite "à la créole" (1783), huile sur toile. Allemagne, Kronberg, Hessische Hausstiftung.

Elisabeth-Louise VIGEE LE BRUN, Marie-Antoinette en robe de mousseline, dite "à la créole" (1783), huile sur toile. Allemagne, Kronberg, Hessische Hausstiftung.

Adélaïde LABILLE-GUIARD (1749-1803), Portrait de femme (vers 1787), huile sur toile. France, Quimper, musée des Beaux-Arts.

Adélaïde LABILLE-GUIARD (1749-1803), Portrait de femme (vers 1787), huile sur toile. France, Quimper, musée des Beaux-Arts.

Vigée le Brun et Labille-Guiard ont réalisé à six ans d'intervalle le portrait de Marie-Hélène de France, la soeur du roi Louis XVI.

Elisabeth-Louise VIGEE LE BRUN, Elisabeth Philippine Marie Hélène de France (1782), huile sur toile. France, Versailles, musée national des châteaux de Versailles.

Elisabeth-Louise VIGEE LE BRUN, Elisabeth Philippine Marie Hélène de France (1782), huile sur toile. France, Versailles, musée national des châteaux de Versailles.

Adélaïde LABILLE-GUIARD, Elisabeth Philippine Marie Hélène de France (1788), huile sur toile. France, dépôt du musée du Louvre auprès du musée national des châteaux de Versailles.

Adélaïde LABILLE-GUIARD, Elisabeth Philippine Marie Hélène de France (1788), huile sur toile. France, dépôt du musée du Louvre auprès du musée national des châteaux de Versailles.

Apprendre : dilettantes et professionnelles

Dans les années 1780, la bourgeoisie en pleine ascension sociale, s'approprie les signes de distinction des classes privilégiées : la maîtrise du dessin, l'érudition artistique, la fréquentation des expositions, connaissent une vogue croissante. Nombreuses sont les jeunes filles, nées hors du contexte des beaux-arts, à se former à la peinture et aux arts graphiques, et à suivre les cours d'anatomie pittoresque. Elles sont encouragées par leur famille qui y voit, après la crise révolutionnaire, une profession rémunératrice.

Des ateliers dirigés par des maîtres réputés (Greuze, David, Regnault...) s'ouvrent à ces demoiselles. Puis les peintres femmes forment aussi des élèves. Dès 1800, les cours privés se multiplient et les maîtres en vue ouvrent des sections féminines, souvent supervisées par leur épouse ou une ancienne élève.

La pédagogie y est comparable à celle des sections masculines jusqu'au nu et à la peinture d'histoire pour certains ateliers. La réputation du maître, le réseau de sociabilité qu'on tisse dans son atelier sont déterminants pour la carrière, la candidature au Salon, la constitution d'une future clientèle et la légitimité de la jeune peintre : l'amateur reste une femme, la professionnelle devient une artiste.

 

Dans cette deuxième partie, on a plusieurs portraits de femmes mais aussi d'hommes. Les figures masculines sont rares dans cette exposition. Les hommes étaient gênés de poser devant une femme ? Il y a avait aussi une série de tableaux représentant des scènes d'ateliers que j'ai beaucoup apprécié.

Jeanne-Philiberte LEDOUX (1767-1840), La Suppliante d'après Jean-Baptiste Greuze (fin du 18è s.), huile sur toile. Collection particulière

Jeanne-Philiberte LEDOUX (1767-1840), La Suppliante d'après Jean-Baptiste Greuze (fin du 18è s.), huile sur toile. Collection particulière

Anne-Geneviève dite "Ana" GREUZE, L'Enfant à la poupée (fin du 18è s.), huile sur toile. France, Paris, musée du Louvre.

Anne-Geneviève dite "Ana" GREUZE, L'Enfant à la poupée (fin du 18è s.), huile sur toile. France, Paris, musée du Louvre.

Jacques-Augustin-Catherine PAJOU (1766-1828), Mesdemoiselles DUVAL (1814), huile sur toile. France, Paris, musée du Louvre.

Jacques-Augustin-Catherine PAJOU (1766-1828), Mesdemoiselles DUVAL (1814), huile sur toile. France, Paris, musée du Louvre.

Marie-Renée-Geneviève BROSSARD DE BEAULIEU (1755-1832), La Muse de la poésie pleurant la mort de Voltaire(1785), huile sur toile. France, Poitiers, musée Sainte-Croix.

Marie-Renée-Geneviève BROSSARD DE BEAULIEU (1755-1832), La Muse de la poésie pleurant la mort de Voltaire(1785), huile sur toile. France, Poitiers, musée Sainte-Croix.

Julie DUVIDAL DE MONTFERRIER épouse HUGO (1797-1865), Autoportrait, huile sur toile. France, Beaux-Arts de Paris.

Julie DUVIDAL DE MONTFERRIER épouse HUGO (1797-1865), Autoportrait, huile sur toile. France, Beaux-Arts de Paris.

Julie DUVIDAL DE MONTFERRIER, Adèle FOUCHER (vers 1820), huile sur toile. France, Paris, maison de Victor Hugo.

Julie DUVIDAL DE MONTFERRIER, Adèle FOUCHER (vers 1820), huile sur toile. France, Paris, maison de Victor Hugo.

Marie-Eleonore GODEFROID (1778-1849), Portrait posthume de Jacques-Louis DAVID peintre (début du 19e s.), huile sur toile. France, Versailles, musée national des châteaux de Versailles.

Marie-Eleonore GODEFROID (1778-1849), Portrait posthume de Jacques-Louis DAVID peintre (début du 19e s.), huile sur toile. France, Versailles, musée national des châteaux de Versailles.

Marie-Eleonore GODEFROID, François GERARD peintre, huile sur toile. France, Beaux Arts de Paris.

Marie-Eleonore GODEFROID, François GERARD peintre, huile sur toile. France, Beaux Arts de Paris.

Marie-Gabrielle CAPET (1761-1818), Scène d'atelier (1808), huile sur toile. Allemagne, Munich, Bayerische Staatsgemäldesammlungen, Neue Pinakothek.

Marie-Gabrielle CAPET (1761-1818), Scène d'atelier (1808), huile sur toile. Allemagne, Munich, Bayerische Staatsgemäldesammlungen, Neue Pinakothek.

Adrienne-Marie-Louise GRANDPIERRE-DEVERZY épouse PUJOL (1798-1865), L'Atelier d'Abel de PUJOL (1822), huile sur toile. France, Paris, musée Marmottan-Monet.
Adrienne-Marie-Louise GRANDPIERRE-DEVERZY épouse PUJOL (1798-1865), L'Atelier d'Abel de PUJOL (1822), huile sur toile. France, Paris, musée Marmottan-Monet.

Adrienne-Marie-Louise GRANDPIERRE-DEVERZY épouse PUJOL (1798-1865), L'Atelier d'Abel de PUJOL (1822), huile sur toile. France, Paris, musée Marmottan-Monet.

Marie-Amélie COGNIET (1798-1869), Intérieur de l'atelier de Léon COGNIET (1831), huile sur toile. France, Orléans, musée des Beaux-Arts.

Marie-Amélie COGNIET (1798-1869), Intérieur de l'atelier de Léon COGNIET (1831), huile sur toile. France, Orléans, musée des Beaux-Arts.

Catherine-Caroline COGNIET-THEVENIN (1813-1892), atelier de jeunes filles (1836), huile sur toile. France, Orléans, musée des Beaux-Arts.

Catherine-Caroline COGNIET-THEVENIN (1813-1892), atelier de jeunes filles (1836), huile sur toile. France, Orléans, musée des Beaux-Arts.

Le Salon : un espace incontournable en mutation

Le Salon, au tournant du XIXe siècle, devient l'évènement culturel majeur (plus de 22 000 visiteurs en 1804) et le seul espace d'exposition et de consécration des artistes vivants. La direction des Musées encourage l'art vivant exposé au Salon avec, à son issue, l'attribution des médailles, les commandes et les acquisitions par l'Etat.

De 300 exposants sous la Révolution, on passe à 700 au début de l'Empire puis à 1200 à fin des années 1840. La multiplication des tableaux, accrochés sur plusieurs rangs, seulement numérotés expliquent le rôle déterminant de la critique naissante sur le goût du public comme sur la carrière des artistes.

De 9% dans les années 1790 à 15% au milieu des années 1820, les exposantes y sont, d'abord, pour la plupart issues de classes favorisées, tandis que durant les dernières années de l'Empire et sous la Restauration, les filles issues de la petite bourgeoisie ou du métier se font plus nombreuses.

Leur parcours est semblable à celui des hommes, bien qu'affecté par un taux de refus du jury plus élevé. Mais, leur rôle est essentiel dans l'évolution du Salon vers un marché de l'art où le goût du public l'emporte. Elles envahissent le Salon par les scènes de genre, portraits et petits tableaux qu'elles sont plus nombreuses à pratiquer que les hommes.

Dans cette section encore beaucoup de portraits, mais aussi des scènes de genre, des peintures d'histoire, un nu et un paysage dont de nombreux détails demandaient à s'attarder.

Rose-Adélaïde DUCREUX (1761-1802), Portrait d'une femme tenant sa fille sur les genoux (Salon de 1793), huile sur toile. Collection particulière.

Rose-Adélaïde DUCREUX (1761-1802), Portrait d'une femme tenant sa fille sur les genoux (Salon de 1793), huile sur toile. Collection particulière.

Marie-Victoire LEMOINE (1754-1820), Portrait de Marie-Geneviève Lemoine avec sa fille Anne-Aglaé Deluchi (vers 1802), huile sur toile. France, Paris, galerie Eric-Coatelem.

Marie-Victoire LEMOINE (1754-1820), Portrait de Marie-Geneviève Lemoine avec sa fille Anne-Aglaé Deluchi (vers 1802), huile sur toile. France, Paris, galerie Eric-Coatelem.

Louise Marie-Jeanne HERSENT (1784-1862), Portrait d'une jeune femme portant une robe blanche, avec un châle de cachemire, accoudée à une méridienne (1828), huile sur toile. Collection particulière.

Louise Marie-Jeanne HERSENT (1784-1862), Portrait d'une jeune femme portant une robe blanche, avec un châle de cachemire, accoudée à une méridienne (1828), huile sur toile. Collection particulière.

Jeanne-Elisabeth CHAUDET (1761-1832), portrait d'une dame en novice (1811), huile sur toile. France, Paris, galerie Michel-Descours.

Jeanne-Elisabeth CHAUDET (1761-1832), portrait d'une dame en novice (1811), huile sur toile. France, Paris, galerie Michel-Descours.

Eulalie MORIN (1765-1837), Juliette Récamier 1777-1849 (refusé au salon de 1799), huile sur toile. France, Versailles, musée national des châteaux de Versailles
Eulalie MORIN (1765-1837), Juliette Récamier 1777-1849 (refusé au salon de 1799), huile sur toile. France, Versailles, musée national des châteaux de Versailles

Eulalie MORIN (1765-1837), Juliette Récamier 1777-1849 (refusé au salon de 1799), huile sur toile. France, Versailles, musée national des châteaux de Versailles

Adèle ROMANEE ou DE ROMANCE (1769-1846), portrait de Fleury, comédien 1750-1822 (1818), huile sur toile. France, Paris, collection de la Comédie Française.

Adèle ROMANEE ou DE ROMANCE (1769-1846), portrait de Fleury, comédien 1750-1822 (1818), huile sur toile. France, Paris, collection de la Comédie Française.

Marie-Eléonore GODEFROID (1778-1849), Portrait d'Abd El-Kader (1830-1844), huile sur toile. France, Paris, musée de l'armée.

Marie-Eléonore GODEFROID (1778-1849), Portrait d'Abd El-Kader (1830-1844), huile sur toile. France, Paris, musée de l'armée.

François GERARD (1770-1837) / Marie-Eleonore GODEFROID, Portrait posthume de Germaine de Staël (après 1817), huile sur toile. Suisse, Coppet, Fondation d'Haussonville /France, Versailles, musée nationale des châteaux de Versailles.

François GERARD (1770-1837) / Marie-Eleonore GODEFROID, Portrait posthume de Germaine de Staël (après 1817), huile sur toile. Suisse, Coppet, Fondation d'Haussonville /France, Versailles, musée nationale des châteaux de Versailles.

Henriette LORIMIER (1775-1854), François POUQUEVILLE à Janina (1830), huile sur toile. France, Versailles, musée national des châteaux de Versailles.

Henriette LORIMIER (1775-1854), François POUQUEVILLE à Janina (1830), huile sur toile. France, Versailles, musée national des châteaux de Versailles.

Marie-Denise, dite "Nisa" VILLERS (1774-1821), Portrait présumé de Madame Soustras laçant son chausson (1802), huiel sur toile. France, musée international de la chaussure, Romans-sur-Isère.

Marie-Denise, dite "Nisa" VILLERS (1774-1821), Portrait présumé de Madame Soustras laçant son chausson (1802), huiel sur toile. France, musée international de la chaussure, Romans-sur-Isère.

Hortense HAUDEBOURT-LESCOT (1784-1845), Le Jeu de la main chaude (1812), huile sur toile. France, musée des Beaux-Arts, Tours.

Hortense HAUDEBOURT-LESCOT (1784-1845), Le Jeu de la main chaude (1812), huile sur toile. France, musée des Beaux-Arts, Tours.

Césarine DAVIN-MIRVAULT (1773-1844), La Mort de Malek-Adhel (salon de 1814), huile sur toile. France, musée d'Art et d'Archéologie de la Ville d'Aurillac.

Césarine DAVIN-MIRVAULT (1773-1844), La Mort de Malek-Adhel (salon de 1814), huile sur toile. France, musée d'Art et d'Archéologie de la Ville d'Aurillac.

Pauline AUZOU (1775-1835), Novès et Alix de Provence (1816), huile sur toile. France, Bourg-en-Bresse, musée du monastère royal de Brou.

Pauline AUZOU (1775-1835), Novès et Alix de Provence (1816), huile sur toile. France, Bourg-en-Bresse, musée du monastère royal de Brou.

Marguerite GERARD (1761-1837), Maternité (1801), huile sur toile. France, Lyon, musée des Beaux-Arts.

Marguerite GERARD (1761-1837), Maternité (1801), huile sur toile. France, Lyon, musée des Beaux-Arts.

Marie-Victoire LEMOINE, Femme et Cupidon (1792), huile sur toile. Russie, Saint-Pétersbourg, musée d'Etat de l'Ermitage.

Marie-Victoire LEMOINE, Femme et Cupidon (1792), huile sur toile. Russie, Saint-Pétersbourg, musée d'Etat de l'Ermitage.

Constance MAYER (1774-1821), Le Flambeau de Vénus (1808), huile sur toile. Suisse, Salenstein, Napoleonmuseum Thurgau, Schloss und Park Arenenberg.

Constance MAYER (1774-1821), Le Flambeau de Vénus (1808), huile sur toile. Suisse, Salenstein, Napoleonmuseum Thurgau, Schloss und Park Arenenberg.

Angélique MONGEZ (1775-1855), Thésée et Pirithoüs délivrent deux femmes des mains de leurs ravisseurs (1806), craies noire, blanche, bleue, et ocre sur papier ivoire. Etats-Unis, Minneapolis, The Minneapolis Institute of Art.

Angélique MONGEZ (1775-1855), Thésée et Pirithoüs délivrent deux femmes des mains de leurs ravisseurs (1806), craies noire, blanche, bleue, et ocre sur papier ivoire. Etats-Unis, Minneapolis, The Minneapolis Institute of Art.

Angélique MONGEZ, Mars et Vénus (1841), huile sur toile. France, musée d'Angers.

Angélique MONGEZ, Mars et Vénus (1841), huile sur toile. France, musée d'Angers.

Alexandrine DELAVAL (1785-1859), Malvina. Chant de douleur sur la perte de son cher Oscar (poésies d'Ossian) 1810, huile sur toile. France, musée d'Arts de Nantes.

Alexandrine DELAVAL (1785-1859), Malvina. Chant de douleur sur la perte de son cher Oscar (poésies d'Ossian) 1810, huile sur toile. France, musée d'Arts de Nantes.

Rosalie CARON (1791-1860), Mathilde surprise dans le jardin de Damiette par Malek-Adhel (salon de 1817), huile sur toile. France, Bourg-en-Bresse, musée du monastère royal de Brou.

Rosalie CARON (1791-1860), Mathilde surprise dans le jardin de Damiette par Malek-Adhel (salon de 1817), huile sur toile. France, Bourg-en-Bresse, musée du monastère royal de Brou.

Peintres femmes (1780-1830) naissance d'un combat
Louise-Joséphine SARAZIN DE BELMONT (1790-1871), Naples, vu du Pausilippe (entre 1843 et 1858, salon 1859), huile sur toile. France, Toulouse, musée des Augustins.
Louise-Joséphine SARAZIN DE BELMONT (1790-1871), Naples, vu du Pausilippe (entre 1843 et 1858, salon 1859), huile sur toile. France, Toulouse, musée des Augustins.
Louise-Joséphine SARAZIN DE BELMONT (1790-1871), Naples, vu du Pausilippe (entre 1843 et 1858, salon 1859), huile sur toile. France, Toulouse, musée des Augustins.
Louise-Joséphine SARAZIN DE BELMONT (1790-1871), Naples, vu du Pausilippe (entre 1843 et 1858, salon 1859), huile sur toile. France, Toulouse, musée des Augustins.
Louise-Joséphine SARAZIN DE BELMONT (1790-1871), Naples, vu du Pausilippe (entre 1843 et 1858, salon 1859), huile sur toile. France, Toulouse, musée des Augustins.

Louise-Joséphine SARAZIN DE BELMONT (1790-1871), Naples, vu du Pausilippe (entre 1843 et 1858, salon 1859), huile sur toile. France, Toulouse, musée des Augustins.

Moi, peintre

Dans cette dernière partie, on découvre de très beaux petits tableaux de peinture sur porcelaine exécutés par Marie-Victoire Jaquotot (1772-1855). Nommée "peintre sur porcelaine du Roi" en 1817, elle se consacre en 1822 aux copies d'oeuvres anciennes et modernes qui seront exposées au Salon. Elle imposa des choix de tableaux, des prix exorbitants et aussi le décrochage d'oeuvres du musée du Louvre afin de les copier chez elle. Forte de son succès européen, elle est considérée comme l'égale de Raphaël par ses contemporains.

Marie Victoire JAQUOTOT, Corinne au Cap Misène (d'après François Gérard), 1825 / La Sainte Famille (d'après Raphaël), 1822, peinture sur porcelaine. France, manufacture de Sèvres.
Marie Victoire JAQUOTOT, Corinne au Cap Misène (d'après François Gérard), 1825 / La Sainte Famille (d'après Raphaël), 1822, peinture sur porcelaine. France, manufacture de Sèvres.

Marie Victoire JAQUOTOT, Corinne au Cap Misène (d'après François Gérard), 1825 / La Sainte Famille (d'après Raphaël), 1822, peinture sur porcelaine. France, manufacture de Sèvres.

Il y avait aussi Marie-Adélaïde DECLUZEAU (1787-1849) qui fit de la peinture sur porcelaine.

Marie-Adélaïde DECLUZEAU, Portrait de la reine Marie-Amélie (1832), peinture sur porcelaine. France, Manufacture de Sèvres.

Marie-Adélaïde DECLUZEAU, Portrait de la reine Marie-Amélie (1832), peinture sur porcelaine. France, Manufacture de Sèvres.

Le catalogue de l'exposition : "Peintres femmes, 1780-1830, naissance d'un combat." Ed. Réunion des musées nationaux, 2021 (208p.) est édité dans un petit format (28x18 cm) et imprimé sur du papier dessin ce qui donne l'impression de feuilleter un roman et pas un livre d'art. On y retrouve toutes les oeuvres exposées et le texte développe l'apprentissage, la reconnaissance et la particularité des peintres femmes. Alors que les panneaux de l'exposition nous donnaient les grandes lignes et présentaient ces femmes peintres pas toutes connues du grand public.

Peintres femmes (1780-1830) - naissance d'un combat, musée du Luxembourg

 

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R
Bonsoir Faustine , <br /> C'est encore moi !<br /> Les peintures que vous présentez sont vraiment très bien photographiées . Parfois j'aimerais connaitre leurs formats car en photo c'est bien trompeur...mais bon je sais , mesurer des tableaux dans un musée ça ferait un peu trop louche !!<br /> J'adore regarder la chaîne youtube Scribe accroupi . Elle peut vous donner des idées de balades .<br /> A bientôt. <br /> Rémi
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F
Bonjour Rémi, il est vrai que quand j'ai commencé ce blog. Je m'étais demandée si j'allais ajouté en légende des tableaux, leurs tailles. Car, je suis bien d'accord que de les voir en photo ne rend pas compte de la taille réelle. Il arrive que des commissaires d'expositions indiquent leur taille sur les panneaux des expositions. Sinon, les dimensions sont données dans les catalogues d'exposition que je consulte en bibliothèque et dont je donne les références à la fin de mes articles. J'ai décidé de ne pas le faire, car la majeure partie des tableaux exposés figurent soit dans le catalogue en ligne des musées soit dans des bases de données (pop.culture.gouv.fr) donnant taille et localisation des oeuvres.<br /> Je n'ai pas besoin d'idées. J'en ai déjà plein à partager. Les vidéos du scribe accroupi peuvent compléter mes partages.
R
Bonjour , <br /> Vous avez inversé 2 chiffres dans votre texte : Marie-Hélène de France n'est pas la soeur de Louis XIV mais de Louis XVI ...<br /> Voilà , j'ai enfin trouvé un prétexte pour vous saluer et vous remercier de nous présenter encore une très belle expo :)
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F
Bonjour Rémi. Oups ! En effet, j'avais fait une petite faute qui est maintenant corrigée. Merci de me l'avoir signalé. Me partager votre ressenti est déjà une bonne occasion de me saluer. Et, j'en lis peu de votre part. Au plaisir de vous lire, lors d'une prochaine publication. Faustine.

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