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flâneries picturales en musée

flâneries picturales en musée

Visites des musées des Beaux-Arts de France et leurs expositions temporaires


Jacques-Louis David (1748-1825) - Louvre 2025

Publié par Faustine sur 30 Avril 2026, 13:54pm

Catégories : #peinture française du XVIIIe, #peinture française du XIXe, #dessin français du XVIIIe, #peinture d'histoire, #portrait

A l'occasion du bicentenaire de sa mort, le musée du Louvre a organisé une exposition retraçant le parcours de l'artiste. La dernière rétrospective, qui lui avait été consacré, remonte à 1989 à l'occasion du bicentenaire de la Révolution. L'exposition proposait un parcours chronologique accompagnée d'une centaine d'oeuvres. Je vous propose un résumé d'après les panneaux explicatifs et illustré de presque toutes les oeuvres exposées.

Jacques-Louis David, Autoportrait (1791), huile sur toile. Florence, Gallerie degli Uffizi.

Jacques-Louis David, Autoportrait (1791), huile sur toile. Florence, Gallerie degli Uffizi.

De Paris à Rome (1770-1779)

Les débuts artistiques de David sont difficiles : il peine à trouver sa propre voie, tiraillé entre la peinture claire, inspirée par Jean Honoré Fragonard (1732-1806) et celle plus austère demandé par l'Académie. Orphelin de père, c'est l'homme de lettres Michel-Jean Sedaine (1719-1797), cousin du peintre du roi, François Boucher (1703-1770), qui éduque David. En 1766, Jacques-Louis David intègre l'atelier de Joseph-Marie Vien (1716-1809) et étudie à l'Académie Royale.

Soutenu par ses professeurs, David échoue quatre fois au Grand Prix de l'Académie qui le conduisent à une tentative de suicide. En 1774, son tableau Erasistrate découvrant la cause de la maladie d'Antiochus, lui permet de gagner le Prix de Rome et de séjourner 4 ans à l'Académie de France à Rome. Il y retrouve François-André Vincent (1746-1816) et Pierre Peyron (1744-1814) qui l'ont devancé. Ce séjour est difficile car David est pris entre les contraintes de l'institution, les exigences de l'Académie, la découverte des maîtres anciens et des peintres européens actifs à Rome.

Jacques-Louis David, La Mort de Sénèque (1773), huile sur toile. Paris, Petit Palais.

Jacques-Louis David, La Mort de Sénèque (1773), huile sur toile. Paris, Petit Palais.

Jacques-Louis David, Erasistrate découvrant la cause de la maladie d'Antiochus (1774), huile sur toile. Paris, Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts.

Jacques-Louis David, Erasistrate découvrant la cause de la maladie d'Antiochus (1774), huile sur toile. Paris, Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts.

François-André Vincent (1746-1816), Bélisaire, réduit à la mendicité, secouru par un officier des troupes de l'empereur Justinien (1776), huile sur toile. Montpellier, musée Fabre.

François-André Vincent (1746-1816), Bélisaire, réduit à la mendicité, secouru par un officier des troupes de l'empereur Justinien (1776), huile sur toile. Montpellier, musée Fabre.

Pierre Peyron (1744-1814), Bélisaire recevant l'hospitalité d'un paysan ayant servi sous ses ordres (1779), huile sur toile. Toulouse, musée des Augustins.

Pierre Peyron (1744-1814), Bélisaire recevant l'hospitalité d'un paysan ayant servi sous ses ordres (1779), huile sur toile. Toulouse, musée des Augustins.

De Rome à Paris (1780-1783)

Après avoir essayé différentes voies, David trouve son équilibre dans le réalisme et les clairs-obscurs de Caravage ou Ribera que l'on retrouve dans Saint Jérôme. Son premier grand tableau, Saint Roch, frappe ses contemporains par son intensité dramatique, son réalisme et sa couleur sombre. Il le propulse sur le devant de la scène.

En 1780, David quitte Rome pour obtenir l'agrément de l'Académie royale afin d'exposer au Salon. Bélisaire demandant l'aumône est exposé au Salon en 1781 et y rencontre un vif succès. En 1782, il reçoit une commande royale autour du sujet des Horaces, il diffère l'exécution pour se consacrer à son morceau de réception de 1783 La Douleur d'Andromaque. A 35 ans, David est académicien. Il n'imite pas. Il intensifie toutes les sources qui le nourrissent ce qui crée son identité artistique.

Jacques-Louis David, Saint Jérôme (1780), huile sur toile. Québec, musée de la Civilisation, collection de la fabrique de la paroisse de Notre-Dame du Québec.

Jacques-Louis David, Saint Jérôme (1780), huile sur toile. Québec, musée de la Civilisation, collection de la fabrique de la paroisse de Notre-Dame du Québec.

Jacques-Louis David, Saint Roch intercédant auprès de la Vierge pour la guérison des pestiférés (1780), huile sur toile. Marseille, musée des Beaux-Arts.

Jacques-Louis David, Saint Roch intercédant auprès de la Vierge pour la guérison des pestiférés (1780), huile sur toile. Marseille, musée des Beaux-Arts.

Jacques-Louis David, Bélisaire demandant l'aumône (1781), huile sur toile. Lille, Palais des Beaux-Arts.

Jacques-Louis David, Bélisaire demandant l'aumône (1781), huile sur toile. Lille, Palais des Beaux-Arts.

Jacques-Louis David, Bélisaire demandant l'aumône (1784), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Bélisaire demandant l'aumône (1784), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, La douleur et les regrets d'Andromaque sur le corps d'Hector (1783), huile sur toile. Paris, Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts.

Jacques-Louis David, La douleur et les regrets d'Andromaque sur le corps d'Hector (1783), huile sur toile. Paris, Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts.

En pleine ascension (1784-1789)

A peine nommé à l'Académie de France, David retourne à Rome pour peindre le Serment des Horaces, une commande royale dont il ne respecte pas le contrat. En 1785, il l'expose à Rome où il trouve un grand succès auprès du public cosmopolite. L'Académie, dont il commence à contester le système, s'inquiète de son triomphe. En quelques années, David est devenu l'artiste le plus en vue. Son atelier, un temps ouvert aux femmes, attire de nombreux élèves. Il se constitue une clientèle de riches collectionneurs, ouverte à la nouveauté artistique. Il ne cesse d'élargir son registre expressif avec des tableaux austères comme la Mort de Socrate ou gracieux avec les Amours de Pâris et Hélène.

Jacques-Louis David, Le Serment des Horaces (1784), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Le Serment des Horaces (1784), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Figure de Camille, étude pour le Serment des Horaces (vers 1784), pierre noire estompée, pinceau, lavis gris et rehauts de blanc, mis au carreau à la pierre noire. Bayonne, musée Bonnat-Helleu.

Jacques-Louis David, Figure de Camille, étude pour le Serment des Horaces (vers 1784), pierre noire estompée, pinceau, lavis gris et rehauts de blanc, mis au carreau à la pierre noire. Bayonne, musée Bonnat-Helleu.

Jacques-Louis David, Les Trois Horaces, étude pour le Serment des Horaces (vers 1784), pierre noire (en partie estompée), pinceau, lavis gris et rehauts de blanc, mis au carreau à la pierre noire. Bayonne, musée Bonnat-Helleu.

Jacques-Louis David, Les Trois Horaces, étude pour le Serment des Horaces (vers 1784), pierre noire (en partie estompée), pinceau, lavis gris et rehauts de blanc, mis au carreau à la pierre noire. Bayonne, musée Bonnat-Helleu.

Jacques-Louis David, La Mort de Socrate (1787), huile sur toile. New-York, The Metropolitan Museum of Art.

Jacques-Louis David, La Mort de Socrate (1787), huile sur toile. New-York, The Metropolitan Museum of Art.

Jacques-Louis David, Platon et un jeune homme debout, étude pour la Mort de Socrate (vers 1787), pierre noire, estompe et rehauts de craie blanche, mis au carreau à la pierre noire. Tours, musée des Beaux-Arts.

Jacques-Louis David, Platon et un jeune homme debout, étude pour la Mort de Socrate (vers 1787), pierre noire, estompe et rehauts de craie blanche, mis au carreau à la pierre noire. Tours, musée des Beaux-Arts.

Jacques-Louis David, Les Amours de Pâris et d'Hélène (1789), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Les Amours de Pâris et d'Hélène (1789), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Les Amours de Pâris et d'Hélène (vers 1789), huile sur toile. Paris, musée des Arts décoratifs.

Jacques-Louis David, Les Amours de Pâris et d'Hélène (vers 1789), huile sur toile. Paris, musée des Arts décoratifs.

David portraitiste

David est d'abord un peintre d'histoire. Le portrait est une manière de remercier des proches, de lui fournir d'importants revenus et de se constituer une clientèle qu'il ne recherche pas auprès de la famille royale de Versailles. Ses modèles appartiennent au milieu fortuné de la haute bourgeoisie installée à Paris. David, dès sa jeunesse a pu côtoyer chez son tuteur Sedaine l'élite intellectuelle comme Antoine Lavoisier ou Thomas Jefferson.

David peint des portraits très réalistes, marqués par un goût prononcé pour la description, comme ceux de ses beaux-parents, les Pécoul. Puis, il conditionne son art dans un cadre simplifié. Eliminant tout accessoire ou mise en scène, il met en valeur la pose d'atelier et traduit avec son pinceau la singularité de ses modèles qui se détache sur un fond neutre. Les portraits de Mme Thélusson et Mme d'Orvilliers en sont les chefs-d'oeuvre, ainsi que celui de Mme Trudaine inachevé.

Jacques-Louis David, Portrait du médecin Alphonse Leroy (1742-1816) (vers 1783), huile sur toile. Montpellier, musée Fabre.

Jacques-Louis David, Portrait du médecin Alphonse Leroy (1742-1816) (vers 1783), huile sur toile. Montpellier, musée Fabre.

Jacques-Louis David, Portrait de Philippe-Laurent de Joubert (1729-1792) (vers 1791-1792), huile sur toile inachevée. Montpellier, musée Fabre.

Jacques-Louis David, Portrait de Philippe-Laurent de Joubert (1729-1792) (vers 1791-1792), huile sur toile inachevée. Montpellier, musée Fabre.

Portrait d'Edmond Dubois de Crancé, dit Dubois-Crancé (1747-1814) (vers 1791), huile sur toile. Paris, collection particulière.

Portrait d'Edmond Dubois de Crancé, dit Dubois-Crancé (1747-1814) (vers 1791), huile sur toile. Paris, collection particulière.

Jacques-Louis David, Portrait de Geneviève Jacqueline Pécoul, née Potain (vers 1726- avant 1794), belle-mère de l'artiste / Portrait de Charles Pierre Pécoul (1728-1794), beau-père de l'artiste (1784), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.
Jacques-Louis David, Portrait de Geneviève Jacqueline Pécoul, née Potain (vers 1726- avant 1794), belle-mère de l'artiste / Portrait de Charles Pierre Pécoul (1728-1794), beau-père de l'artiste (1784), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Portrait de Geneviève Jacqueline Pécoul, née Potain (vers 1726- avant 1794), belle-mère de l'artiste / Portrait de Charles Pierre Pécoul (1728-1794), beau-père de l'artiste (1784), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Portrait d'Anne-Marie-Louise Thélusson, comtesse de Sorcy, née Rilliet (1770-1845) (1790), huile sur toile. Munich, Bayerische Staatsgemäldesammlungen, Neue Pinakothek.

Jacques-Louis David, Portrait d'Anne-Marie-Louise Thélusson, comtesse de Sorcy, née Rilliet (1770-1845) (1790), huile sur toile. Munich, Bayerische Staatsgemäldesammlungen, Neue Pinakothek.

Jacques-Louis David, Portrait de Jeanne Robertine Tourteau d'Orvilliers, née Rilliet (1772-1862) (1790), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Portrait de Jeanne Robertine Tourteau d'Orvilliers, née Rilliet (1772-1862) (1790), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Portrait présumé de Marie Louise Josèphe Trudaine, née Micault de Courbeton (1769-1802) (vers 1791-1792), huile sur toile inachevée. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Portrait présumé de Marie Louise Josèphe Trudaine, née Micault de Courbeton (1769-1802) (vers 1791-1792), huile sur toile inachevée. Paris, musée du Louvre.

David, un artiste engagé (1789-1792)

Avec la Révolution, la détermination de David change : peindre l'héroïsme ne suffit plus, il faut le vivre. Porté par des idées nouvelles, il franchit les limites assignées aux artistes et se met au service d'un projet politique. Il est l'un des premiers peintres engagés dans les affaires de la cité, comme artiste et comme député. Son engagement est de plus en plus radical et en 1792 David se rapproche de Robespierre. Son tableau Brutus condamnant ses fils à mort, achevé à l'été 1789 peu après la prise de Bastille, fait écho aux évènements. En 1791, David est chargé de peindre le Serment du Jeu de Paume du 20 Juin 1789. Le tableau à peine commencé est abandonné début 1792. David sera hanté par l'inachèvement de cette oeuvre qui devait célébrer la puissance fondatrice de l'unité nationale.

Jacques-Louis David, Une femme assise se lamentant, étude pour Brutus de retour chez lui après avoir condamné ses deux fils (1788-1789). Pierre noire, estompe et rehauts de blanc, mis au carreau à la pierre noire.

Jacques-Louis David, Une femme assise se lamentant, étude pour Brutus de retour chez lui après avoir condamné ses deux fils (1788-1789). Pierre noire, estompe et rehauts de blanc, mis au carreau à la pierre noire.

Jacques-Louis David, Brutus de retour chez lui après avoir condamné ses deux fils, esquisse (1788-1789), huile sur papier marouflé sur toile. Stockholm, Nationalmuseum.

Jacques-Louis David, Brutus de retour chez lui après avoir condamné ses deux fils, esquisse (1788-1789), huile sur papier marouflé sur toile. Stockholm, Nationalmuseum.

Jacques-Louis David, Brutus de retour chez lui après avoir condamné ses deux fils (1789), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Brutus de retour chez lui après avoir condamné ses deux fils (1789), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Allégorie de la Révolution à Nantes (1790), plume, encre, lavis, mine de plomb, pierre noire, mis au carreau. Nantes, musée d'Arts.
Jacques-Louis David, Allégorie de la Révolution à Nantes (1790), plume, encre, lavis, mine de plomb, pierre noire, mis au carreau. Nantes, musée d'Arts.

Jacques-Louis David, Allégorie de la Révolution à Nantes (1790), plume, encre, lavis, mine de plomb, pierre noire, mis au carreau. Nantes, musée d'Arts.

Jacques-Louis David, Le Serment du Jeu de Paume (1791), plume et encre brune, avec reprises en certains endroits à la plume et encre noire, lavis brun et rehauts de blanc, sur traits de crayon. Paris, musée du Louvre.
Jacques-Louis David, Le Serment du Jeu de Paume (1791), plume et encre brune, avec reprises en certains endroits à la plume et encre noire, lavis brun et rehauts de blanc, sur traits de crayon. Paris, musée du Louvre.
Jacques-Louis David, Le Serment du Jeu de Paume (1791), plume et encre brune, avec reprises en certains endroits à la plume et encre noire, lavis brun et rehauts de blanc, sur traits de crayon. Paris, musée du Louvre.
Jacques-Louis David, Le Serment du Jeu de Paume (1791), plume et encre brune, avec reprises en certains endroits à la plume et encre noire, lavis brun et rehauts de blanc, sur traits de crayon. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Le Serment du Jeu de Paume (1791), plume et encre brune, avec reprises en certains endroits à la plume et encre noire, lavis brun et rehauts de blanc, sur traits de crayon. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Le Serment du Jeu de Paume (1791-1792), ébauche à la craie, graphite et huile sur toile (fragment inachevé). Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Le Serment du Jeu de Paume (1791-1792), ébauche à la craie, graphite et huile sur toile (fragment inachevé). Paris, musée du Louvre.

David et Robespierre (1792-1794)

Proche de Robespierre et Marat, David est élu député de Paris à la Convention nationale en 1792. En 1793, il vote pour la mort de Louis XVI. Il est ensuite nommé au Comité de sûreté générale, où il préside la section des interrogatoires, assistant à celui de Louis XVII. Président du Club des Jacobins, il est président de la Convention nationale, en 1794. Membre du Comité d'instruction publique, il est chargé d'imaginer des symboles et monuments pour la République, d'organiser des festivités pour fédérer la nation, de dessiner les costumes des détenteurs de l'autorité publique et de créer les symboles d'une nouvelle religion civique. Dès 1791, il réclame l'ouverture du Salon à tous les artistes. En 1793, il propose une réforme de l'organisation des arts et obtient la suppression des académies.

Jacques-Louis David, L'Officier municipal / Habit civil du citoyen français (1794), plume, encre noire, aquarelle sur crayon noir. Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon.
Jacques-Louis David, L'Officier municipal / Habit civil du citoyen français (1794), plume, encre noire, aquarelle sur crayon noir. Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon.

Jacques-Louis David, L'Officier municipal / Habit civil du citoyen français (1794), plume, encre noire, aquarelle sur crayon noir. Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon.

Bara et Marat : martyrs de la Liberté (1793-1794)

En 1793, la Convention nationale met en place le culte de nouveaux martyrs en réponse aux assassinats politiques. Comme celui de Jean-Paul Marat par Charlotte Corday et le jeune Bara tué par des rebelles vendéens. Sollicité par les députés, David organise les funérailles publiques de ces martyrs de la Révolution. Un tableau en l'honneur de Marat est accroché à côté de la tribune de la Convention pour rappeler aux députés les menaces qui pèsent sur la Révolution. Avec ces nus aux références variées, David montre son engagement de "Soldat de la Liberté". Il donne forme à l'idéal héroïque en fusionnant peinture d'histoire, portrait et sujet contemporain.

Anne-Louis Girodet-Trioson (1767-1824), Etude pour le Sommeil d'Endymion (1792), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Anne-Louis Girodet-Trioson (1767-1824), Etude pour le Sommeil d'Endymion (1792), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Etude d'après nature de la tête de Jean-Paul Marat (1743-1793), assassiné le 13 juillet 1793 (1793), plume, encre brune et noire sur pierre noire. Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon.

Jacques-Louis David, Etude d'après nature de la tête de Jean-Paul Marat (1743-1793), assassiné le 13 juillet 1793 (1793), plume, encre brune et noire sur pierre noire. Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon.

Jacques-Louis David, Marat assassiné, 13 juillet 1793 (1793), huile sur toile. Bruxelles, musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.
Jacques-Louis David, Marat assassiné, 13 juillet 1793 (1793), huile sur toile. Bruxelles, musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.

Jacques-Louis David, Marat assassiné, 13 juillet 1793 (1793), huile sur toile. Bruxelles, musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.

Jacques-Louis David (atelier de), Marat assassiné, 13 juillet 1793 (1793-1794), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David (atelier de), Marat assassiné, 13 juillet 1793 (1793-1794), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David (atelier de), Marat assassiné, 13 juillet 1793 (1793-1794), huile sur toile. Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon.

Jacques-Louis David (atelier de), Marat assassiné, 13 juillet 1793 (1793-1794), huile sur toile. Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon.

Jacques-Louis David, La Mort du jeune Bara, 7 décembre 1793 (1794), huile sur toile (inachevée). Avignon, musée Calvet.

Jacques-Louis David, La Mort du jeune Bara, 7 décembre 1793 (1794), huile sur toile (inachevée). Avignon, musée Calvet.

La chute de 1794

David est convaincu de l'utilité civique des arts dans la constitution d'un monde nouveau. En 1794, il règle le programme et l'exécution de la Fête de l'Etre suprême voulue par Robespierre. Elle mobilise musique, architecture et poésie et met en scène le peuple et ses représentants dans une série de tableaux vivants. Le Muséum national des arts, inauguré au Louvre en 1793 est pour David un instrument de formation et d'émancipation des jeunes artistes. Sa proximité avec Robespierre va provoquer sa chute. Il échappe à la guillotine, mais il passe 7 mois en prison, où il dessine les portraits en médaillon de Jacobins arrêtés avec lui.

Jacques-Louis David, Le Triomphe du Peuple français sous les traits d'Hercule, esquisse (vers 1794), mine de plomb, graphite, plume, encre noire, lavis gris, mis au carreau au crayon de graphite avec numérotation. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Le Triomphe du Peuple français sous les traits d'Hercule, esquisse (vers 1794), mine de plomb, graphite, plume, encre noire, lavis gris, mis au carreau au crayon de graphite avec numérotation. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Autoportrait (1794), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Autoportrait (1794), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Portrait d'un inconnu, vu à mi-corps (1795), plume, encre noire, lavis gris et légers rehauts de blanc sur crayon noir. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Portrait d'un inconnu, vu à mi-corps (1795), plume, encre noire, lavis gris et légers rehauts de blanc sur crayon noir. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Portrait de Jean-Baptiste Louis Thirus de Pautrizel (1754-1836) (1795), plume, encre noire, lavis gris et rehauts de blanc sur traces de crayon noir. Washington, National Gallery of Art.

Jacques-Louis David, Portrait de Jean-Baptiste Louis Thirus de Pautrizel (1754-1836) (1795), plume, encre noire, lavis gris et rehauts de blanc sur traces de crayon noir. Washington, National Gallery of Art.

Jacques-Louis David, Portrait d'André-Antoine Bernard des Jeuzines, dit Bernard de Saintes (1751-1818) (1795), plume, encre noire, lavis gris et rehauts de blanc sur traces de crayon noir. Los Angeles, J. Paul Getty Museum.

Jacques-Louis David, Portrait d'André-Antoine Bernard des Jeuzines, dit Bernard de Saintes (1751-1818) (1795), plume, encre noire, lavis gris et rehauts de blanc sur traces de crayon noir. Los Angeles, J. Paul Getty Museum.

Nouveau départ en portrait (1795-1800)

David est désormais associé à ce que l'on appelle "la Terreur" : une légende noire, suscitant fascination et répulsion. David sort épuisé d'une année passée à justifier son engagement politique. Mais, il est déterminé à revenir sur le devant de la scène. Il bénéficie du soutien et de la fortune de son ex-épouse Charlotte Pécoul, dont il a divorcé en 1794 et avec qui il se remarie en 1796. Elle joue le rôle d'impresario. En 1795, il fait son retour au Salon avec les portraits de son beau-frère Sériziat et de son épouse, chez qui il est assigné à résidence. Il entame une nouvelle série de portraits magistraux d'hommes et de femmes tous élégants dans leur simplicité, dont celui de Juliette Récamier. On retrouve son travail du début des années 1790.

Jacques-Louis David, Portrait de Pierre Sériziat (1757-1847), beau-frère de l'artiste / Portrait d'Emilie Sériziat, née Pécoul (vers 1770-1804) et de son fils Emile, respectivement belle-soeur et neveu de l'artiste (1795), huile sur bois. Paris, musée du Louvre.
Jacques-Louis David, Portrait de Pierre Sériziat (1757-1847), beau-frère de l'artiste / Portrait d'Emilie Sériziat, née Pécoul (vers 1770-1804) et de son fils Emile, respectivement belle-soeur et neveu de l'artiste (1795), huile sur bois. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Portrait de Pierre Sériziat (1757-1847), beau-frère de l'artiste / Portrait d'Emilie Sériziat, née Pécoul (vers 1770-1804) et de son fils Emile, respectivement belle-soeur et neveu de l'artiste (1795), huile sur bois. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Portrait de Gaspard Meyer (1749- après 1799) (1795-1796), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Portrait de Gaspard Meyer (1749- après 1799) (1795-1796), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Portrait d'Henriette de Verninac, née Delacroix (1780-1827) (1798-1799), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Portrait d'Henriette de Verninac, née Delacroix (1780-1827) (1798-1799), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Portrait de Juliette Récamier, née Bernard (1777-1849) (1800), huile sur toile (inachevée). Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Portrait de Juliette Récamier, née Bernard (1777-1849) (1800), huile sur toile (inachevée). Paris, musée du Louvre.

Les Sabines : le retour de la gloire (1799-1800)

En 1800, David revient en gloire avec Les Sabines, dont l'idée est venue pendant son séjour en prison. Il ne peint pas l'enlèvement des Sabines par les Romains, mais le moment où Sabins et Romains cessent les combats grâce à l'intervention des femmes. Avec cette oeuvre, David appelle à la réconciliation entre les Français. L'héroïsme ne peut plus se priver d'humanité. C'est le message que porte les Sabines qui s'interposent entre leurs frères et leurs époux. Les femmes ne sont plus passives comme dans le Serment des Horaces, elles sont sont au centre de la composition. Elles arrêtent le cours sanglant des événements pour assurer à Rome un avenir glorieux. Ingres, élève de David, a assisté à la réalisation des Sabines et il a rendu hommage à son maître à travers son tableau consacré à Romulus.

Jacques-Louis David, Les Sabines, esquisse (1794-1795), crayon noir, repris à la plume, encre noire, lavis gris et rehauts de blanc, mis au carreau au crayon noir. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Les Sabines, esquisse (1794-1795), crayon noir, repris à la plume, encre noire, lavis gris et rehauts de blanc, mis au carreau au crayon noir. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Une Sabine, le bras levé, étude pour les Sabines (vers 1798), mine de plomb, pierre noire, estompe et rehauts de blanc, mis au carreau à la mine de plomb. Douai; musée de la Chartreuse.

Jacques-Louis David, Une Sabine, le bras levé, étude pour les Sabines (vers 1798), mine de plomb, pierre noire, estompe et rehauts de blanc, mis au carreau à la mine de plomb. Douai; musée de la Chartreuse.

Jacques-Louis David, Les Sabines (1799), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Les Sabines (1799), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jean-Auguste Dominique Ingres (1780-1867), Romulus, vainqueur d'Acron (1812), Tempera sur toile. Paris, Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts.

Jean-Auguste Dominique Ingres (1780-1867), Romulus, vainqueur d'Acron (1812), Tempera sur toile. Paris, Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts.

David et Napoléon (1800-1815)

"Bonaparte est mon héros", dès leur rencontre en 1797, le général le fascine. Avec Bonaparte franchissant les Alpes, David mêle peinture d'histoire, sujet contemporain et portrait. David entretient des rapports ambigus avec l'Empire, même si en 1807, le Sacre devient sa composition la plus ambitieuse. Nommé premier peintre de l'Empereur, il est confronté à la question de la liberté de l'artiste face au pouvoir et à son administration. En 1812, il peint Napoléon dans son cabinet de travail pour un lord écossais. il donne l'image la plus moderne de l'Empereur. David continue d'exécuter des portraits qui traduisent l'embourgeoisement de la société : tissus et bijoux brillent, les visages sont exécutés avec le réalisme de ses débuts. En 1814, Napoléon nomme David commandeur de la Légion d'honneur, après la visite de son atelier, où il a admiré son tableau Léonidas aux Thermopyles.

Jacques-Louis Daivd, Bonaparte franchissant les Alpes au Grand-Saint-Bernard (1800), huile sur toile. Rueil-Malmaison, musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau.

Jacques-Louis Daivd, Bonaparte franchissant les Alpes au Grand-Saint-Bernard (1800), huile sur toile. Rueil-Malmaison, musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau.

Jacques-Louis David, Portrait du pape Pie VII (1742-1823) (1805), huile sur bois. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Portrait du pape Pie VII (1742-1823) (1805), huile sur bois. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, L'Empereur Napoléon Ier se couronnant lui-même, le pape assis derrière lui (1805), étude pour le Couronnement (1805), crayon noir sur papier beige, très légères traces de plume, encre brune, mis au carreau à la mine de plomb. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, L'Empereur Napoléon Ier se couronnant lui-même, le pape assis derrière lui (1805), étude pour le Couronnement (1805), crayon noir sur papier beige, très légères traces de plume, encre brune, mis au carreau à la mine de plomb. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Le Couronnement de l'empereur Napoléon Ier et de l'impératrice Joséphine dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 2 Décembre 1804, dit aussi Le Sacre de Napoléon Ier (1806-1807), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.
Jacques-Louis David, Le Couronnement de l'empereur Napoléon Ier et de l'impératrice Joséphine dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 2 Décembre 1804, dit aussi Le Sacre de Napoléon Ier (1806-1807), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.
Jacques-Louis David, Le Couronnement de l'empereur Napoléon Ier et de l'impératrice Joséphine dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 2 Décembre 1804, dit aussi Le Sacre de Napoléon Ier (1806-1807), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Le Couronnement de l'empereur Napoléon Ier et de l'impératrice Joséphine dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 2 Décembre 1804, dit aussi Le Sacre de Napoléon Ier (1806-1807), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, La Distribution des Aigles au Champ-de-Mars, le 5 décembre 1804, esquisse (1808), plume, encre noire, lavis gris et rehauts de blanc sur mine de plomb. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, La Distribution des Aigles au Champ-de-Mars, le 5 décembre 1804, esquisse (1808), plume, encre noire, lavis gris et rehauts de blanc sur mine de plomb. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Portrait de Napoléon Ier en grand costume impérial, esquisse de présentation (1808), huile sur bois. Lille, Palais des Beaux-Arts.

Jacques-Louis David, Portrait de Napoléon Ier en grand costume impérial, esquisse de présentation (1808), huile sur bois. Lille, Palais des Beaux-Arts.

Jacques-Louis David, Portrait de l'empereur Napoléon Ier dans son cabinet de travail, en tenue de colonel des grenadiers (1812), huile sur toile. Washington, National Gallery of Art.

Jacques-Louis David, Portrait de l'empereur Napoléon Ier dans son cabinet de travail, en tenue de colonel des grenadiers (1812), huile sur toile. Washington, National Gallery of Art.

Jacques-Louis David, Portrait de l'empereur Napoléon Ier dans son cabinet de travil, en tenue de colonel des chasseurs à cheval (1812), huile sur toile. Fontainebleau, musée national du Château.

Jacques-Louis David, Portrait de l'empereur Napoléon Ier dans son cabinet de travil, en tenue de colonel des chasseurs à cheval (1812), huile sur toile. Fontainebleau, musée national du Château.

Jacques-Louis David, Portrait de la comtesse Alexandrine Daru, née Nardot (1783-1815) (1810), huile sur toile. New-York, The Frick Collection.

Jacques-Louis David, Portrait de la comtesse Alexandrine Daru, née Nardot (1783-1815) (1810), huile sur toile. New-York, The Frick Collection.

Jacques-Louis David, Portrait du comte Antoine Français, dit Français de Nantes (1756-1836) (1811), huile sur bois. Paris, musée Jacquemart-André - Institut de France.

Jacques-Louis David, Portrait du comte Antoine Français, dit Français de Nantes (1756-1836) (1811), huile sur bois. Paris, musée Jacquemart-André - Institut de France.

Jacques-Louis David, Portrait d'Antoine Mongez (1747-1835) et Angélique Mongez, née Le Vol (1775-1855) (vers 1812), huile sur bois. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Portrait d'Antoine Mongez (1747-1835) et Angélique Mongez, née Le Vol (1775-1855) (vers 1812), huile sur bois. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Portrait de la baronne Emilie Meunier, née David (1786-1863) (1812), huile sur toile (inachevée). San Francisco, Fine Arts Museums of San Francisco, Legon of Honor, Roscoe and Margaret Oakes Collection.

Jacques-Louis David, Portrait de la baronne Emilie Meunier, née David (1786-1863) (1812), huile sur toile (inachevée). San Francisco, Fine Arts Museums of San Francisco, Legon of Honor, Roscoe and Margaret Oakes Collection.

Jacques-Louis David, Portrait de la baronne Pauline Jeanin, née David (1786-1870) (vers 1812), huile sur toile (inachevée). Winterthur, département fédéral de l'intérieur, Office fédéral de la culture, collection Oskar Reinhart.

Jacques-Louis David, Portrait de la baronne Pauline Jeanin, née David (1786-1870) (vers 1812), huile sur toile (inachevée). Winterthur, département fédéral de l'intérieur, Office fédéral de la culture, collection Oskar Reinhart.

Jacques-Louis David, Portrait de Charlotte David, née Pécoul (1764-1826), épouse de l'artiste (1813), huile sur toile. Washington, National Gallery of Art, Samuel H. Kress Collection.

Jacques-Louis David, Portrait de Charlotte David, née Pécoul (1764-1826), épouse de l'artiste (1813), huile sur toile. Washington, National Gallery of Art, Samuel H. Kress Collection.

Jacques-Louis David, Léonidas aux Thermopyles (1813), plume, encre noire, lavis gris et rehauts de blanc sur crayon noir, mis au carreau à la pierre noire. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Léonidas aux Thermopyles (1813), plume, encre noire, lavis gris et rehauts de blanc sur crayon noir, mis au carreau à la pierre noire. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Léonidas aux Thermopyles (1814), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Léonidas aux Thermopyles (1814), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Apelle peignant Campaspe en présence d'Alexandre le Grand (1814), huile sur toile (inachevée). Lille, Palais des Beaux-Arts.

Jacques-Louis David, Apelle peignant Campaspe en présence d'Alexandre le Grand (1814), huile sur toile (inachevée). Lille, Palais des Beaux-Arts.

L'exil à Bruxelles (1816-1825)

Après la chute de l'Empire en 1815, au retour des Bourbons, David est condamné à l'exil. Il refuse les propositions d'amnistie du gouvernement et s'installe à Bruxelles. Il y reçoit l'Europe entière, en particulier les jeunes artistes romantiques. Déterminé à rester le maître, il continue à exposer ses oeuvres à Paris. Il observe chez son élève Jean Auguste Dominique Ingres que l'héroïsme disparaît au profit de l'érotisme. Pendant cette période, il exécute surtout des portraits d'exilés ou de notables belges et des oeuvres inspirées de la mythologie. A sa mort, la France refuse le retour de sa dépouille et il est enterré au cimetière de Bruxelles à Evere.

Jean-Auguste-Dominique Ingres, Jupiter et Thétis (1811), huile sur toile. Aix-en-Provence, musée Granet.

Jean-Auguste-Dominique Ingres, Jupiter et Thétis (1811), huile sur toile. Aix-en-Provence, musée Granet.

Jacques-Louis David, Portrait de Jean-Pierre Delahaye (1757-1819) (1815), huile sur bois. Los Angeles, Los Angeles County Museum of Art.

Jacques-Louis David, Portrait de Jean-Pierre Delahaye (1757-1819) (1815), huile sur bois. Los Angeles, Los Angeles County Museum of Art.

Jacques-Louis David, Portrait du comte Henri Amédée Mercure de Turenne d'Aynac (1776-1852) (1816), huile sur toile. Copenhague, Ny Carlsberg Glyptotek.

Jacques-Louis David, Portrait du comte Henri Amédée Mercure de Turenne d'Aynac (1776-1852) (1816), huile sur toile. Copenhague, Ny Carlsberg Glyptotek.

Jacques-Louis David, Portrait du général comte Etienne Maurice Gérard (1773-1852) (1816), huile sur toile. New-York, The Metropolitan Museum of Art.

Jacques-Louis David, Portrait du général comte Etienne Maurice Gérard (1773-1852) (1816), huile sur toile. New-York, The Metropolitan Museum of Art.

Jacques-Louis David, Amour et Psyché (1817), huile sur toile. Cleveland, Museum of Art.

Jacques-Louis David, Amour et Psyché (1817), huile sur toile. Cleveland, Museum of Art.

François Gérard (1770-1837), Psyché et l'Amour (1798), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

François Gérard (1770-1837), Psyché et l'Amour (1798), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, La Colère d'Achille (1819), huile sur toile. Fort Worth, Kimbell Art Museum.

Jacques-Louis David, La Colère d'Achille (1819), huile sur toile. Fort Worth, Kimbell Art Museum.

Jacques-Louis David, Portrait des soeurs Zenaïde (1801-1854) et Charlotte (1802-1839) Bonaparte (1821), huile sur toile. Los Angeles, J. Paul Getty Museum.

Jacques-Louis David, Portrait des soeurs Zenaïde (1801-1854) et Charlotte (1802-1839) Bonaparte (1821), huile sur toile. Los Angeles, J. Paul Getty Museum.

Jacques-Louis David, Portrait de Juliette Blait de Villeneuve (1802-1840) (1824), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Portrait de Juliette Blait de Villeneuve (1802-1840) (1824), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jacques-Louis David, Mars désarmé par Vénus et les Grâces (1824), huile sur toile. Bruxelles, musée royaux des Beaux-Arts de Belgique.

Jacques-Louis David, Mars désarmé par Vénus et les Grâces (1824), huile sur toile. Bruxelles, musée royaux des Beaux-Arts de Belgique.

Bien que Jacques-Louis David soit un artiste très célèbre, une grande partie des oeuvres ont été une vraie découverte, en particulier ses portraits. Et que dire de ses majestueux tableaux que l'on voit dans les salles du Louvre. Le catalogue de l'exposition "Jacques-Louis David. Ed. Musée du Louvre / Hazan, 2025 (372p., 28x23cm)" est imprimé sur du papier glacé. Toutes les oeuvres de l'exposition sont reproduites et de bonne qualité. Elles sont indexées par leur numéro de catalogue qui suit le déroulement de l'exposition. 

 

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