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flâneries picturales en musée

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Visites des musées des Beaux-Arts de France et leurs expositions temporaires


Jean-Baptiste Greuze - L'enfance en lumière

Publié par Faustine sur 8 Avril 2026, 13:55pm

Catégories : #peinture française du XVIIIe, #dessin français du XVIIIe, #estampe française du XVIIIe, #portrait, #scène de genre

A l'occasion des 300 ans de sa naissance, le Petit Palais a rendu hommage à Jean-Baptiste Greuze (1725-1805) peintre de portraits et de scènes de genre. L'exposition était axée autour du thème de l'enfance. Elle réunissait une centaine d'oeuvres (peintures, dessins et estampes) provenant de musées français et internationaux. Voici le résumé d'après les panneaux explicatifs et illustré de presque toutes les oeuvres exposées.

Jean-Baptiste Greuze, Autoportrait (vers 1760), huile sur bois. Paris, musée du Louvre.
Jean-Baptiste Greuze, Autoportrait (vers 1760), huile sur bois. Paris, musée du Louvre.

 

Greuze et la famille

Jean-Baptiste Greuze aime mêler son oeuvre et sa propre vie. Aux Salons de l'Académie royale de peinture, il n'hésite pas à présenter les portraits de ses intimes : sa femme (Anne-Gabrielle Babuty), son beau-père (François-Joachim Babuty) ou ses filles (Anne-Geneviève et Louise-Gabrielle). Et, il n'oublie pas de présenter l'animal chéri de la famille, un petit épagneul, l'un des chiens les plus à la mode au XVIIIe siècle.

Jean-Baptiste Greuze, Portrait d'Anne-Gabrielle Babuty, Madame Greuze (vers 1760), huile sur toile. Providence, Museum of Art, Rhode Island School of Design.

Jean-Baptiste Greuze, Portrait d'Anne-Gabrielle Babuty, Madame Greuze (vers 1760), huile sur toile. Providence, Museum of Art, Rhode Island School of Design.

Jean-Baptiste Greuze, Madame Greuze sur une chaise longue avec son chien (vers 1759-1760), crayon graphite, pierre noire, plume, encre grise et noire. Amsterdam, Rijksmuseum.

Jean-Baptiste Greuze, Madame Greuze sur une chaise longue avec son chien (vers 1759-1760), crayon graphite, pierre noire, plume, encre grise et noire. Amsterdam, Rijksmuseum.

Jean-Michel Moreau le Jeune (1741-1814) d'après Jean-Baptiste Greuze, La Philosophie endormie ou Madame Greuze (1777), eau-forte et burin. Paris, Petit Palais.

Jean-Michel Moreau le Jeune (1741-1814) d'après Jean-Baptiste Greuze, La Philosophie endormie ou Madame Greuze (1777), eau-forte et burin. Paris, Petit Palais.

Jean-Baptiste Greuze, Portrait du libraire François Babuty (1761), huile sur toile. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Portrait du libraire François Babuty (1761), huile sur toile. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Portrait d'Anne Geneviève (dite Caroline) Greuze (1766), huile sur toile. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Portrait d'Anne Geneviève (dite Caroline) Greuze (1766), huile sur toile. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Portrait de Louise Gabrielle Greuze (1766), huile sur toile. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Portrait de Louise Gabrielle Greuze (1766), huile sur toile. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Une enfant jouant avec un chien (portrait de Louise Gabrielle Greuze) (1767), huile sur toile. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Une enfant jouant avec un chien (portrait de Louise Gabrielle Greuze) (1767), huile sur toile. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Un enfant embrassant un chien (vers 1770), plume, encre brune et lavis gris. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Un enfant embrassant un chien (vers 1770), plume, encre brune et lavis gris. Collection particulière.

Les portraits d'enfants

Dès ses débuts, Jean-Baptiste Greuze est salué pour son talent à traduire l'âme humaine, notamment celle des enfants. Il peint ses enfants, ceux d'amis proches, de mécènes, mais aussi de parfaits inconnus. Il sait restituer les diverses émotions : rêverie, espièglerie, mélancolie et tristesse.

Jean-Baptiste Greuze, Jeune Fille en buste (vers 1780), huile sur bois. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Jeune Fille en buste (vers 1780), huile sur bois. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Une fillette (vers 1780), huile sur bois. Musée Fabre, Montpellier.

Jean-Baptiste Greuze, Une fillette (vers 1780), huile sur bois. Musée Fabre, Montpellier.

Jean-Baptiste Greuze, Portrait de jeune fille (vers 1780-1790), huile sur toile. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Portrait de jeune fille (vers 1780-1790), huile sur toile. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Un écolier qui étudie sa leçon, dit Le Petit Ecolier (vers 1755-1757), huile sur toile. Edimbourg, National Galleries of Scotland.

Jean-Baptiste Greuze, Un écolier qui étudie sa leçon, dit Le Petit Ecolier (vers 1755-1757), huile sur toile. Edimbourg, National Galleries of Scotland.

Jean-Baptiste Greuze, Un enfant qui s'est endormi sur son livre, dit Le Petit Paresseux (1755), huile sur toile. Musée Fabre, Montpellier.

Jean-Baptiste Greuze, Un enfant qui s'est endormi sur son livre, dit Le Petit Paresseux (1755), huile sur toile. Musée Fabre, Montpellier.

Jean-Baptiste Greuze, Le Petit Mathématicien (vers 1790), huile sur toile. Musée Fabre, Montpellier.

Jean-Baptiste Greuze, Le Petit Mathématicien (vers 1790), huile sur toile. Musée Fabre, Montpellier.

Jean-Baptiste Greuze, Portrait de Charles Etienne de Bourgevin de Vialart, comte de Saint-Morys (vers 1782-1784), huile sur bois. Musée d'Arts de Nantes.

Jean-Baptiste Greuze, Portrait de Charles Etienne de Bourgevin de Vialart, comte de Saint-Morys (vers 1782-1784), huile sur bois. Musée d'Arts de Nantes.

Jean-Baptiste Greuze, Tête d'un jeune garçon (1763), huile sur toile. New-York, The Metropolitan Museum of Art

Jean-Baptiste Greuze, Tête d'un jeune garçon (1763), huile sur toile. New-York, The Metropolitan Museum of Art

Jean-Baptiste Greuze, Portrait de jeune garçon, dit Le Petit Paysan (vers 1780), huile sur bois. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Portrait de jeune garçon, dit Le Petit Paysan (vers 1780), huile sur bois. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Petit Garçon blond à la chemise ouverte (vers 1760), huile sur toile. Paris, musée Cognacq-Jay.

Jean-Baptiste Greuze, Petit Garçon blond à la chemise ouverte (vers 1760), huile sur toile. Paris, musée Cognacq-Jay.

Jean-Baptiste Greuze, Petit garçon au gilet rouge (vers 1775), huile sur toile. Paris, musée Cognacq-Jay.

Jean-Baptiste Greuze, Petit garçon au gilet rouge (vers 1775), huile sur toile. Paris, musée Cognacq-Jay.

Jean-Baptiste Greuze, Tête d'une jeune fille regardant vers le haut (vers 1766), sanguines, lignes d'encadrement à la plume et à l'encre brune. New-York, The Metropolitan Museum of Art.

Jean-Baptiste Greuze, Tête d'une jeune fille regardant vers le haut (vers 1766), sanguines, lignes d'encadrement à la plume et à l'encre brune. New-York, The Metropolitan Museum of Art.

Jean-Baptiste Greuze, Tête de jeune fille (vers 1773), sanguine. Londres, collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Tête de jeune fille (vers 1773), sanguine. Londres, collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Jeune Fille en buste (vers 1780), sanguine. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Jeune Fille en buste (vers 1780), sanguine. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Tête de jeune garçon (vers 1770), sanguine. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Tête de jeune garçon (vers 1770), sanguine. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Tête d'enfant (vers 1766), sanguine. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Tête d'enfant (vers 1766), sanguine. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Tête d'enfant (vers 1770), sanguine. New-York, The Morgan Library & Museum.

Jean-Baptiste Greuze, Tête d'enfant (vers 1770), sanguine. New-York, The Morgan Library & Museum.

Jean-Baptisste Greuze, Etude de tête d'enfant (vers 1777), sanguine. Collection particulière.

Jean-Baptisste Greuze, Etude de tête d'enfant (vers 1777), sanguine. Collection particulière.

Mère, nourrice et éducation

Dans l'oeuvre de Greuze, les représentations de mère, père ou nourrice sont nombreuses. L'une allaite, l'autre gronde ou remet à ses parents celui qu'elle a gardé. Ce ne sont pas de simples scènes de genres, mais la réflexion de Greuze sur la place des enfants dans la société et l'enjeu de l'éducation. L'artiste se fait l'écho des pédagogues et philosophes comm Diderot, Rousseau et Condorcet. Greuze prône l'allaitement maternel, premier temps de l'éducation. S'y refuser serait briser le lien d'amour. Paradoxalement, Greuze se résigne à mettre ses filles en nourrice. Il en révèle dans son oeuvre les blessures de la séparation.

Jean-Baptiste Greuze, Une mère et son enfant (vers 1755-1757), encre et lavis brun. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Une mère et son enfant (vers 1755-1757), encre et lavis brun. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, La Mère qui traye son lait, dit aussi l'Heureuse Mère (vers 1765), pinceau, lavis d'encre grise et d'encre noire sur un léger tracé au graphite sur papier crème doublé. Collection Milgrom.

Jean-Baptiste Greuze, La Mère qui traye son lait, dit aussi l'Heureuse Mère (vers 1765), pinceau, lavis d'encre grise et d'encre noire sur un léger tracé au graphite sur papier crème doublé. Collection Milgrom.

Jean-Baptiste Greuze, Le Retour de nourrice (vers 1765), pierre noire et lavis d'encre grise. Londres, collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Le Retour de nourrice (vers 1765), pierre noire et lavis d'encre grise. Londres, collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Une nourrice (vers 1760-1770), plume, encre brune et lavis gris sur papier vergé. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Une nourrice (vers 1760-1770), plume, encre brune et lavis gris sur papier vergé. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Le Repos ou Silence ! (1759), huile sur toile. Prêté par Sa Majesté le Roi Charles III du Royaume-Uni.

Jean-Baptiste Greuze, Le Repos ou Silence ! (1759), huile sur toile. Prêté par Sa Majesté le Roi Charles III du Royaume-Uni.

Jean-Baptiste Greuze, La Mère sévère (1780-1790), plume, encre brune et lavis gris sur traits au crayon noir, sur papier vergé. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, La Mère sévère (1780-1790), plume, encre brune et lavis gris sur traits au crayon noir, sur papier vergé. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Le Bénédicité (avant 1772), plume, encre noire et lavis gris, sur craie noire. Londres, collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Le Bénédicité (avant 1772), plume, encre noire et lavis gris, sur craie noire. Londres, collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Le Ramoneur (vers 1765), plume, encre brune et lavis gris. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Le Ramoneur (vers 1765), plume, encre brune et lavis gris. Collection particulière.

Pierre Maloeuvre (1740-1803) sous la direction de Jacques Philippe Le Bas (1707-1783) d'après Jean-Baptiste Greuze, L'Enfant gâté (1772), eau-forte et burin. Paris, Bibliothèque nationale de France.

Pierre Maloeuvre (1740-1803) sous la direction de Jacques Philippe Le Bas (1707-1783) d'après Jean-Baptiste Greuze, L'Enfant gâté (1772), eau-forte et burin. Paris, Bibliothèque nationale de France.

Jean-Baptiste Simonet (1742-1813) d'après Jean-Baptiste Greuze, La Privation sensible (1780), eau-forte et burin. Paris, Bibliothèque Nationale de France.

Jean-Baptiste Simonet (1742-1813) d'après Jean-Baptiste Greuze, La Privation sensible (1780), eau-forte et burin. Paris, Bibliothèque Nationale de France.

Jean-Baptiste Greuze, Portrait de Denis Diderot (1766), pierre noire et blanche, estompée sur papier brun. New-York, The Morgan Library & Museum.

Jean-Baptiste Greuze, Portrait de Denis Diderot (1766), pierre noire et blanche, estompée sur papier brun. New-York, The Morgan Library & Museum.

Histoires de famille

Représenter l'enfance, c'est aussi représenter la famille. Jean-Baptiste Greuze montre dans ses oeuvres l'intimité de la famille, avec empathie, humour et parfois dans un esprit critique. Il nous raconte des histoires sous forme de comédie ou drame domestique. Selon les penseurs des Lumières et Greuze, la famille est le lieu d'apprentissage des valeurs collectives. Greuze aime peindre les rituels qui rythment la vie familiale : la remise de la dot, le gâteau des rois et la lecture de la Bible. Ces rites sont aussi source de désordre : violence physique et cruauté psychologique impactent plus les enfants que les adultes.

Jean-Baptiste Greuze, La Lecture de la Bible (1755), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jean-Baptiste Greuze, La Lecture de la Bible (1755), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jean-Baptiste Greuze, Etude pour l'Accordée de village ou La Remise de la dot (vers 1761), craie rouge et noire sur des traces de graphite, d'aquarelle et de gouache. New-York, The Metropolitan Museum of Art.

Jean-Baptiste Greuze, Etude pour l'Accordée de village ou La Remise de la dot (vers 1761), craie rouge et noire sur des traces de graphite, d'aquarelle et de gouache. New-York, The Metropolitan Museum of Art.

Jean-Baptiste Greuze, Etude pour l'Accordée de village ou La Remise de la dot (1761), encre noire, lavis gris et pierre noire. Paris, Petit Palais.

Jean-Baptiste Greuze, Etude pour l'Accordée de village ou La Remise de la dot (1761), encre noire, lavis gris et pierre noire. Paris, Petit Palais.

Jean-Baptsite Greuze, Le Gâteau des rois (1774), huile sur toile. Montpellier, musée Fabre.

Jean-Baptsite Greuze, Le Gâteau des rois (1774), huile sur toile. Montpellier, musée Fabre.

Jean-Baptiste Greuze, La Dame de charité (vers 1775), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Jean-Baptiste Greuze, La Dame de charité (vers 1775), huile sur toile. Lyon, musée des Beaux-Arts.

Jean-Baptiste Greuze, La lecture du testament (vers 1760-1780), plume et encre, pinceau et lavis, et craie noire sur papier vergé. Providence, Museum of Art, Rhode Island School of Design.

Jean-Baptiste Greuze, La lecture du testament (vers 1760-1780), plume et encre, pinceau et lavis, et craie noire sur papier vergé. Providence, Museum of Art, Rhode Island School of Design.

Jean-Baptiste Greuze, La Femme en colère (vers 1785), pinceau, lavis noir et gris, rehaussé de blanc, sur des traces de graphite. New-York, The Metropolitan Museum of Art.

Jean-Baptiste Greuze, La Femme en colère (vers 1785), pinceau, lavis noir et gris, rehaussé de blanc, sur des traces de graphite. New-York, The Metropolitan Museum of Art.

Représentations symboliques père-fils

La figure du père est aussi très présente dans l'oeuvre de Jean-Baptiste Greuze. C'est autour de l'image paternelle qu'il réalise ses compositions les plus ambitieuses. Le père, figure de l'autorité au XVIIIe siècle, est souvent représenté chez Greuze affaibli, malade, alité, voire mort. Dans ses scènes émouvantes, le peintre invite à s'interroger sur le rôle du père dans l'harmonie de la famille et sa responsabilité dans ses déséquilibres. Dans La Piété filiale, le père est vertueux. Alors que dans le Septime Sévère et Caracalla, c'est un mauvais père responsable d'un fils monstrueux.

Jean-Baptiste Greuze, Etude pour la Piété filiale ou le Fruit de la bonne éducation (vers 1761), graphite et lavis d'encre noire sur papier. Le Havre, musée d'art moderne André Malraux.

Jean-Baptiste Greuze, Etude pour la Piété filiale ou le Fruit de la bonne éducation (vers 1761), graphite et lavis d'encre noire sur papier. Le Havre, musée d'art moderne André Malraux.

Jean6baptiste Greuze, La Piété filiale (1761), huile sur toile (reproduction agrandie). Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage.

Jean6baptiste Greuze, La Piété filiale (1761), huile sur toile (reproduction agrandie). Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage.

Jean-Baptiste Greuze, Septime Sévère reprochant à son fils Caracalla d'avoir voulu l'assassiner (vers 1767-1769), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jean-Baptiste Greuze, Septime Sévère reprochant à son fils Caracalla d'avoir voulu l'assassiner (vers 1767-1769), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jean-Baptiste Greuze, Etude pour Septime Sévère reprochant à son fils Caracalla d'avoir voulu l'assassiner (1767), huile sur toile. Tournus, Hôtel-Dieu, musée Greuze.

Jean-Baptiste Greuze, Etude pour Septime Sévère reprochant à son fils Caracalla d'avoir voulu l'assassiner (1767), huile sur toile. Tournus, Hôtel-Dieu, musée Greuze.

Jean-Baptiste Greuze, La Malédiction paternelle. Le Fils ingrat (1777), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jean-Baptiste Greuze, La Malédiction paternelle. Le Fils ingrat (1777), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jean-Baptiste Greuze, Tête d'homme, étude pour le Fils ingrat (vers 1777), sanguine sur papier vergé. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Tête d'homme, étude pour le Fils ingrat (vers 1777), sanguine sur papier vergé. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Tête de jeune garçon, étude pour le Fils ingrat (vers 1777), sanguine sur papier vergé crème. Collection Elizabeth et Jean-Marie Eveillard.

Jean-Baptiste Greuze, Tête de jeune garçon, étude pour le Fils ingrat (vers 1777), sanguine sur papier vergé crème. Collection Elizabeth et Jean-Marie Eveillard.

Jean-Baptiste Greuze, La Malédiction paternelle. Le Fils puni (1778), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jean-Baptiste Greuze, La Malédiction paternelle. Le Fils puni (1778), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Innocence perdue et destins brisés

Dans l'oeuvre de Jean-Baptiste Greuze, les représentations de jeunes filles sont ses créations les plus virtuoses. On observe un jeu de texture : satin, gaze, peau de porcelaine et des couleurs : blanc, crème, rose pâle. Tout au long de sa carrière, le peintre met en évidence le basculement dans l'âge adulte, le temps de l'innocence, l'éveil à l'amour, mais aussi le danger des prédateurs. 

Jean-Baptiste Greuze, Les Oeufs cassés (1756), huile sur toile. New-York, The Metropolitan Museum of Art.

Jean-Baptiste Greuze, Les Oeufs cassés (1756), huile sur toile. New-York, The Metropolitan Museum of Art.

Jean-Baptiste Greuze, Etude pour l'Oiseleur accordant sa guitare (1756-1757), pierre noire et rehauts de blanc sur papier gris. Paris, Bibliothèque nationale de France.

Jean-Baptiste Greuze, Etude pour l'Oiseleur accordant sa guitare (1756-1757), pierre noire et rehauts de blanc sur papier gris. Paris, Bibliothèque nationale de France.

Jean-Baptiste Greuze, L'Oiseleur accordant sa guitare (1757), huile sur toile. Varsovie, National Museum in Warsaw, collection Jadwiga Rey.

Jean-Baptiste Greuze, L'Oiseleur accordant sa guitare (1757), huile sur toile. Varsovie, National Museum in Warsaw, collection Jadwiga Rey.

Jean-Baptiste Greuze, Jeune Fille pleurant son oiseau mort (1757), huile sur toile. Paris, collection Farida et Henri Seydoux.

Jean-Baptiste Greuze, Jeune Fille pleurant son oiseau mort (1757), huile sur toile. Paris, collection Farida et Henri Seydoux.

Jean-Baptiste Greuze, Jeune Bergère effeuillant une marguerite, dite la Simplicité (1759), huile sur toile. Forth Worth, Kimbell Art Museum.

Jean-Baptiste Greuze, Jeune Bergère effeuillant une marguerite, dite la Simplicité (1759), huile sur toile. Forth Worth, Kimbell Art Museum.

Jean-Baptiste Greuze, Jeune Berger tenant un pissenlit, dit Jeune Berger tentant le sort pour savoir s'il est aimé de sa bergère (1761), huile sur toile. Paris, Petit Palais.

Jean-Baptiste Greuze, Jeune Berger tenant un pissenlit, dit Jeune Berger tentant le sort pour savoir s'il est aimé de sa bergère (1761), huile sur toile. Paris, Petit Palais.

Jean-Baptiste Greuze, Tête de jeune femme, dite Une nymphe de Diane (1760), huile sur toile. Genève, collection particulière, courtesy galerie Hubert Duchemin.

Jean-Baptiste Greuze, Tête de jeune femme, dite Une nymphe de Diane (1760), huile sur toile. Genève, collection particulière, courtesy galerie Hubert Duchemin.

Jean-Baptiste Greuze, La Proposition malhonnête (vers 1760-1765), pinceau, lavis d'encre grise et brune, et encre brune sur pierre noire. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, La Proposition malhonnête (vers 1760-1765), pinceau, lavis d'encre grise et brune, et encre brune sur pierre noire. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Etude pour la Proposition malhonnête (vers 1760-1765), graphite, sanguine, pierre noire. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Etude pour la Proposition malhonnête (vers 1760-1765), graphite, sanguine, pierre noire. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Jeune fille pleurant son oiseau mort (1765), huile sur toile. Edimbourg, National Galleries of Scotland.

Jean-Baptiste Greuze, Jeune fille pleurant son oiseau mort (1765), huile sur toile. Edimbourg, National Galleries of Scotland.

Jean-Baptiste Greuze, Tête d'une jeune femme (vers 1770), sanguine. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Tête d'une jeune femme (vers 1770), sanguine. Collection particulière.

Jean-Baptiste Greuze, Esquisse préparatoire de La Cruche cassée (1771), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jean-Baptiste Greuze, Esquisse préparatoire de La Cruche cassée (1771), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jean-Baptiste Greuze, La Cruche cassée (1771-1772), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jean-Baptiste Greuze, La Cruche cassée (1771-1772), huile sur toile. Paris, musée du Louvre.

Jean-Baptiste Greuze, Jeune Fille vue de dos (vers 1770-1780), huile sur toile. Montpellier, musée Fabre.

Jean-Baptiste Greuze, Jeune Fille vue de dos (vers 1770-1780), huile sur toile. Montpellier, musée Fabre.

Jean-Baptiste Greuze, L'Oiseau mort (1800), huile sur bois. paris, musée du Louvre.

Jean-Baptiste Greuze, L'Oiseau mort (1800), huile sur bois. paris, musée du Louvre.

Diffusion des oeuvres par la gravure

Il est rare qu'un peintre ai été autant reproduit en gravure durant sa carrière. L'importante diffusion de son oeuvre est un choix éditoriale commencée par le peintre et son épouse dès les années 1760. Fille de libraire, Madame Greuze a de toute évidence eu un rôle essentiel dans cette activité. Les meilleurs graveurs de Paris furent sollicités, ainsi que de jeunes graveuses au talent prometteur. Greuze fournit le dessin au graveur qui prend à sa charge le coût de la réalisation de la planche. L'un et l'autre se partagent pour moitié le fruit de la vente.

Jean-Baptiste Greuze, Portrait de Jean Georges Wille (1763), huile sur toile. Paris, Institut de France, musée Jacquemart-André.

Jean-Baptiste Greuze, Portrait de Jean Georges Wille (1763), huile sur toile. Paris, Institut de France, musée Jacquemart-André.

Pierre François Martenasie (1729-1789), d'après Greuze, La Lecture de la Bible (1759), eau-forte et burin. Paris, Bibliothèque Nationale de France.

Pierre François Martenasie (1729-1789), d'après Greuze, La Lecture de la Bible (1759), eau-forte et burin. Paris, Bibliothèque Nationale de France.

François Philippe Charpentier (1734-1817), d'après Greuze, Paysanne italienne (vers 1760), manière de lavis. Paris, bibliothèque de l'Institut National de l'Histoire de l'Art.

François Philippe Charpentier (1734-1817), d'après Greuze, Paysanne italienne (vers 1760), manière de lavis. Paris, bibliothèque de l'Institut National de l'Histoire de l'Art.

Louis-Marin Bonnet (1736-1793), d'après Greuze, Buste de femme de trois quarts (vers 1760-1767), gravure en manière de crayon. Paris, bibliothèque de l'institut National d'Histoire de l'Art.

Louis-Marin Bonnet (1736-1793), d'après Greuze, Buste de femme de trois quarts (vers 1760-1767), gravure en manière de crayon. Paris, bibliothèque de l'institut National d'Histoire de l'Art.

Jean-Baptiste Greuze, La Jeune Savoyarde (1765), eau-forte. Paris, Bibliothèque Nationale de France.

Jean-Baptiste Greuze, La Jeune Savoyarde (1765), eau-forte. Paris, Bibliothèque Nationale de France.

Jean Michel Moreau Le Jeune (1741-1814) et Pierre Charles Ingouf (1746-1800), d'après Greuze, La Bonne Education / La Paix du ménage (1767), eau-forte et burin. Paris, Bibliothèque Nationale de France.
Jean Michel Moreau Le Jeune (1741-1814) et Pierre Charles Ingouf (1746-1800), d'après Greuze, La Bonne Education / La Paix du ménage (1767), eau-forte et burin. Paris, Bibliothèque Nationale de France.

Jean Michel Moreau Le Jeune (1741-1814) et Pierre Charles Ingouf (1746-1800), d'après Greuze, La Bonne Education / La Paix du ménage (1767), eau-forte et burin. Paris, Bibliothèque Nationale de France.

Louis Binet (1744-1800) sous la direction de Jacques Firmin Beauvarlet (1731-1797), d'après Greuze, La Maman (vers 1767), eau-forte et burin. Paris, Bibliothèque Nationale de France.

Louis Binet (1744-1800) sous la direction de Jacques Firmin Beauvarlet (1731-1797), d'après Greuze, La Maman (vers 1767), eau-forte et burin. Paris, Bibliothèque Nationale de France.

Pierre Etienne Moitte (1722-1780), d'après Greuze, Les Oeufs cassés (1769), eau-forte. Paris, Bibliothèque Nationale de France.

Pierre Etienne Moitte (1722-1780), d'après Greuze, Les Oeufs cassés (1769), eau-forte. Paris, Bibliothèque Nationale de France.

François Robert Ingouf (1747-1812), d'après Greuze, La Fille confuse (1773), eau-forte. Paris, Bibliothèque Nationale de France.

François Robert Ingouf (1747-1812), d'après Greuze, La Fille confuse (1773), eau-forte. Paris, Bibliothèque Nationale de France.

Pierre-François Laurent (1739-1809), d'après Greuze, La Bénédicité (1773), eau-forte et burin. Paris, Bibliothèque Nationale de France.

Pierre-François Laurent (1739-1809), d'après Greuze, La Bénédicité (1773), eau-forte et burin. Paris, Bibliothèque Nationale de France.

Thérèse Eléonore Lingée (1750-1833), d'après Greuze, Tête de jeune garçon (1777), manière de crayon. Paris, bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art, collection Jacques Doucet.

Thérèse Eléonore Lingée (1750-1833), d'après Greuze, Tête de jeune garçon (1777), manière de crayon. Paris, bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art, collection Jacques Doucet.

Louis Binet (1740-1800), d'après Greuze, La Grand-Maman (vers 1779-1800), eau-forte et burin. Paris, Bibliothèque Nationale de France.

Louis Binet (1740-1800), d'après Greuze, La Grand-Maman (vers 1779-1800), eau-forte et burin. Paris, Bibliothèque Nationale de France.

Jean-Baptiste Greuze, Tête d'enfant, dit La Petite Nanette (vers 1770-1780) huile sur bois. Montpellier, Musée Fabre.

Jean-Baptiste Greuze, Tête d'enfant, dit La Petite Nanette (vers 1770-1780) huile sur bois. Montpellier, Musée Fabre.

Pierre Beljambe (1759-1838), d'après Greuze, La Petite Nanette (1780), eau-forte et burin. Paris, Bibliothèque Nationale de France.

Pierre Beljambe (1759-1838), d'après Greuze, La Petite Nanette (1780), eau-forte et burin. Paris, Bibliothèque Nationale de France.

Cette exposition était très agréable à visiter. Tout ces visages d'enfants et scènes familiales étaient très touchants à voir. Le catalogue de l'exposition "Greuze. L'enfance en lumière, Ed. Paris Musées, 2025 (392p., 250 ill., 30x24cm)". est imprimé sur du papier glacé ce qui reflète très bien les peintures et gravures exposées. Presque toutes les oeuvres sont reproduites et indexées par leur numéro de catalogue qui suit le déroulement de l'exposition.

 

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P
Presque un album photos à feuilleter en famille : très touchant.<br /> Les sanguines paraissent intemporelles voir traiter du contemporain : moments pris sur le vif.<br /> Merci
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L
Merci de ce retour sur cette très belle expositions. La dernière salle ("Innocence perdue et destins brisés") rassemblait des œuvres particulièrement émouvantes !
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