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flâneries picturales en musée

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Visites des musées des Beaux-Arts de France et leurs expositions temporaires


Les Traits du Génie, dessins de Jean-Honoré Fragonard

Publié par Faustine sur 21 Décembre 2025, 16:49pm

Catégories : #exposition, #dessin français du XVIIIe, #portrait, #paysage, #scène de genre

Cet été, à Grasse, le Musée International de la Parfumerie rendait hommage à un peintre natif de la ville : Jean-Honoré Fragonard (1732-1806). L'exposition montrait une soixantaine de dessins issus du musée du Louvre, qui nous plongeaient dans son univers. Voici le résumé d'après les panneaux explicatifs et illustré des oeuvres majeures :

Une famille d'artistes

Arrivé à Paris en 1738, Fragonard se forme auprès des plus grands : de Jean-Siméon Chardin à François Boucher. Cette formation lui permet de devenir l'un des plus grands peintres de son époque. Mais sa célébrité éclipse le talent de plusieurs artistes de son entourage. Sa femme Marie-Anne Gérard (1745-1823) est peintre en miniature, sa belle-soeur Marguerite Gérard (1761-1837) se forme auprès de lui et devient une artiste reconnue. Son fils Alexandre-Evariste est l'élève de Jacques-Louis David et il connaît une brillante carrière de peintre.

Jean-Honoré Fragonard, Autoportrait en buste, le visage souriant, de trois quarts (vers 1778-1780), pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Autoportrait en buste, le visage souriant, de trois quarts (vers 1778-1780), pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Autoportrait, en buste, de face (vers 1780-1790), pierre noire et rehauts de crayon de couleur rouge (sanguine?) sur le visage sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Autoportrait, en buste, de face (vers 1780-1790), pierre noire et rehauts de crayon de couleur rouge (sanguine?) sur le visage sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, La belle-soeur du peintre, Marguerite Gérard, pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, La belle-soeur du peintre, Marguerite Gérard, pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

attribué à Marguerite Gérard (1761-1837), Portrait de femme à mi-corps, avec un corsage blanc et une mante / Portrait d'homme à mi-corps, huile sur taffetas, fixée sous verre. Paris, musée du Louvre.

attribué à Marguerite Gérard (1761-1837), Portrait de femme à mi-corps, avec un corsage blanc et une mante / Portrait d'homme à mi-corps, huile sur taffetas, fixée sous verre. Paris, musée du Louvre.

attribué à Marguerite Gérard d'après Jean-Honoré Fragonard, L'heureuse fécondité ou Les joies de la maternité, gouache et aquarelle sur ivoire et papier vélin. Paris, musée du Louvre. / Jean-Honoré ou Marie-Anne Fragonard, Le petit escrimeur, gouache et aquarelle sur ivoire. Paris, musée du Louvre.

attribué à Marguerite Gérard d'après Jean-Honoré Fragonard, L'heureuse fécondité ou Les joies de la maternité, gouache et aquarelle sur ivoire et papier vélin. Paris, musée du Louvre. / Jean-Honoré ou Marie-Anne Fragonard, Le petit escrimeur, gouache et aquarelle sur ivoire. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, La femme du peintre, née Marie-Anne Gérard (vers 1786-1787), pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, La femme du peintre, née Marie-Anne Gérard (vers 1786-1787), pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré ou Marie-Anne Fragonard, Jeune fille blonde en décolleté, gouache et aquarelle sur ivoire. Paris, musée du Louvre. / Marie-Anne Fragonard, Jeune fille vue en buste, aur ruban bleu, gouache et aquarelle sur ivoire. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré ou Marie-Anne Fragonard, Jeune fille blonde en décolleté, gouache et aquarelle sur ivoire. Paris, musée du Louvre. / Marie-Anne Fragonard, Jeune fille vue en buste, aur ruban bleu, gouache et aquarelle sur ivoire. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, La fille du peintre, Rosalie (vers 1786-1787), pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, La fille du peintre, Rosalie (vers 1786-1787), pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Le fils du peintre, Alexandre-Evariste (vers 1789-1790) pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Le fils du peintre, Alexandre-Evariste (vers 1789-1790) pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Alexandre-Evariste Fragonard, Les Emmurés (vers 1825-1830), aquarelle sur tracé au crayon sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Alexandre-Evariste Fragonard, Les Emmurés (vers 1825-1830), aquarelle sur tracé au crayon sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Voyages et apprentissage

Jean-Honoré Fragonard effectue plusieurs voyages à l'étranger. Ils sont déterminants dans l'évolution de son style et de sa technique (pierre noire, lavis et sanguine). Fragonard se rend en Italie entre 1756 et 1761, et en Hollande pendant l'été 1773. Au cours de ces séjours, il admire et copie les peintres du passé tel Rubens, et propose de belles interprétations de leurs oeuvres. Fragonard est souvent accompagné de mécènes qui financent son voyage et lui commandent des dessins qui seront diffusés par la gravure.

attribué à Jean-Honoré Fragonard, Le parc à la fileuse (vers 1756-1761), sanguine sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

attribué à Jean-Honoré Fragonard, Le parc à la fileuse (vers 1756-1761), sanguine sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Les Lavandières (1760), sanguine, sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Les Lavandières (1760), sanguine, sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Etude de figure drapée comme un évêque (vers 1756-1760), sanguine sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Etude de figure drapée comme un évêque (vers 1756-1760), sanguine sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Etude de moine allongé, la main gauche posée sur le sol (vers 1756-1760), sanguine. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Etude de moine allongé, la main gauche posée sur le sol (vers 1756-1760), sanguine. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Figure drapée assise tournée vers la droite (fin 1759), sanguine sur papier crème collé en plein sur un montage à bandes de papier bleu. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Figure drapée assise tournée vers la droite (fin 1759), sanguine sur papier crème collé en plein sur un montage à bandes de papier bleu. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Edifice sur la Via Appia (1759 ?), pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Edifice sur la Via Appia (1759 ?), pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Vue du palais Doria à Gênes (1761), pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Vue du palais Doria à Gênes (1761), pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Neuf têtes, dont celles d'un angelot ailé et d'un faune / Onze figures attaquées par un lion / Têtes et bustes d'hommes, de femmes, de lion, de lionne et de cheval (1765), pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.
Jean-Honoré Fragonard, Neuf têtes, dont celles d'un angelot ailé et d'un faune / Onze figures attaquées par un lion / Têtes et bustes d'hommes, de femmes, de lion, de lionne et de cheval (1765), pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.
Jean-Honoré Fragonard, Neuf têtes, dont celles d'un angelot ailé et d'un faune / Onze figures attaquées par un lion / Têtes et bustes d'hommes, de femmes, de lion, de lionne et de cheval (1765), pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Neuf têtes, dont celles d'un angelot ailé et d'un faune / Onze figures attaquées par un lion / Têtes et bustes d'hommes, de femmes, de lion, de lionne et de cheval (1765), pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Tête d'oriental (vers 1773-1775), lavis brun sur tracé à la pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Tête d'oriental (vers 1773-1775), lavis brun sur tracé à la pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard d'après Giambattista Langetti, Saint Jérôme (1761), Pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard d'après Giambattista Langetti, Saint Jérôme (1761), Pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard d'après Michel-Ange, Le prophète Daniel (1756-1761 ?), Contre-épreuve de pierre noire reprise à la pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard d'après Michel-Ange, Le prophète Daniel (1756-1761 ?), Contre-épreuve de pierre noire reprise à la pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard d'après Pierre-Paul Rubens, Tête de satyre (1767), encre noire, lavis gris, rehauts de gouache et d'aquarelle sur papier beige.  Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard d'après Pierre-Paul Rubens, Tête de satyre (1767), encre noire, lavis gris, rehauts de gouache et d'aquarelle sur papier beige. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard d'après Pierre-Paul Rubens, Le Couronnement de sainte Catherine (1773), pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard d'après Pierre-Paul Rubens, Le Couronnement de sainte Catherine (1773), pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard d'après Pierre-Paul Rubens, L'Education de la Vierge (1773), lavis brun sur tracé à la pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard d'après Pierre-Paul Rubens, L'Education de la Vierge (1773), lavis brun sur tracé à la pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard d'après Pierre-Paul Rubens, Nessus et Déjanire (vers 1778), lavis brun et noir, aquarelle, gouache sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard d'après Pierre-Paul Rubens, Nessus et Déjanire (vers 1778), lavis brun et noir, aquarelle, gouache sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard d'après Jacob Jordaens, Le Triomphe du prince Frédéric-Henri d'Orange-Nassau (1773), lavis brun sur tracé à la pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard d'après Jacob Jordaens, Le Triomphe du prince Frédéric-Henri d'Orange-Nassau (1773), lavis brun sur tracé à la pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

L'inspiration du quotidien

Fragonard parsème ses oeuvres d'éléments découverts lors de ses voyages. Mais le quotidien est aussi une importante source d'inspiration. Ces images de tous les jours nourrissent son imagination. Les études d'hommes assis, l'Enfant au chat et le célèbre dessin de La Lecture sont parmi les plus belles créations de l'artiste.

Jean-Honoré Fragonard, "Ma chemise brûle !" (1769-1770), plume et lavis de bistre sur préparation à la pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, "Ma chemise brûle !" (1769-1770), plume et lavis de bistre sur préparation à la pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Homme assis dans un fauteuil (1774), lavis brun sur tracé à la pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Homme assis dans un fauteuil (1774), lavis brun sur tracé à la pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Homme assis sur une pierre (1774), lavis brun sur tracé à la pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Homme assis sur une pierre (1774), lavis brun sur tracé à la pierre noire sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Petit garçon allongé, dit l'Enfant au chat (vers 1763-1765 ou 1773-1774), sanguine sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Petit garçon allongé, dit l'Enfant au chat (vers 1763-1765 ou 1773-1774), sanguine sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, La Lecture (1777-1778), lavis de bistre et encre métallo-gallique sur tracé au graphite sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, La Lecture (1777-1778), lavis de bistre et encre métallo-gallique sur tracé au graphite sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Le Repos pendant la fuite en Egypte (vers 1778), traces de pierre noire, lavus brun et gris, rehauts d'aquarelle, sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Le Repos pendant la fuite en Egypte (vers 1778), traces de pierre noire, lavus brun et gris, rehauts d'aquarelle, sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Fragonard illustrateur

En France, au XVIIIe siècle, le livre illustré de gravures connaît un âge d'or. Les artistes les plus renommés participent à des projets éditoriaux. Il est donc logique que Fragonard se lance dans l'illustration. Ses projets sont soit de son initiative comme les dessins illustrant "Le Roland Furieux" de l'Arioste, soit issue de commande comme celle des portraits des Bourbons.

Jean-Honoré Fragonard, L'Arioste écrivant (années 1780), lavis de bistre sur préparation à la pierre noire, estompe sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, L'Arioste écrivant (années 1780), lavis de bistre sur préparation à la pierre noire, estompe sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, L'Arioste dédie son poème à Hippolyte d'Este (années 1780), pierre noire, lavis brun, lavis gris, estompe sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, L'Arioste dédie son poème à Hippolyte d'Este (années 1780), pierre noire, lavis brun, lavis gris, estompe sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Roger découvre qu'Alcine est une sorcière (années 1780), pierre noire, lavis brun, lavis gris, estompe sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Roger découvre qu'Alcine est une sorcière (années 1780), pierre noire, lavis brun, lavis gris, estompe sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Mandricart élimine les gardes de Doralice (années 1780), pierre noire, lavis brun, lavis gris, estompe sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Mandricart élimine les gardes de Doralice (années 1780), pierre noire, lavis brun, lavis gris, estompe sur papier crème. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Le roi Louis IX (1214-1270), dit Saint-Louis (vers 1769-1776), pastel sur papier bleu. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Le roi Louis IX (1214-1270), dit Saint-Louis (vers 1769-1776), pastel sur papier bleu. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Marguerite de Provence (1221-1295), reine de France (vers 1769-1776), pastel sur papier bleu. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Marguerite de Provence (1221-1295), reine de France (vers 1769-1776), pastel sur papier bleu. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Jean Ier de Bourbon (1381-1484) (vers 1769-1776), pastel sur papier bleu. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Jean Ier de Bourbon (1381-1484) (vers 1769-1776), pastel sur papier bleu. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Charles III de Bourbon (1490-1527), connétable de France (vers 1769-1776), pastel sur papier bleu. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Charles III de Bourbon (1490-1527), connétable de France (vers 1769-1776), pastel sur papier bleu. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Jeanne d'Albret (1528-1572), reine de Navarre (vers 1773-1782), pastel sur papier bleu. Paris, musée du Louvre.

Jean-Honoré Fragonard, Jeanne d'Albret (1528-1572), reine de Navarre (vers 1773-1782), pastel sur papier bleu. Paris, musée du Louvre.

L'esprit d'une époque

Le succès de Fragonard est le reflet du goût de l'époque pour les scènes galantes et pittoresques. Ce goût se reflète dans les arts décoratifs qui utilisent les oeuvres d'artistes comme source d'inspiration. Biscuits en porcelaine, éventails, flacons de parfums permettent de percevoir l'esprit de cette époque. L'évolution des flacons de parfum illustrent l'importance de l'apparence et de l'odeur à la cour du roi de France.

Allemagne, flacon à parfum pririforme : Céphale et Procris scènes d'après Antonio Tempesta (vers 1700), émail, cuivre, argent doré. Paris, collection Givaudan.

Allemagne, flacon à parfum pririforme : Céphale et Procris scènes d'après Antonio Tempesta (vers 1700), émail, cuivre, argent doré. Paris, collection Givaudan.

Allemagne, ensembelde deux flacons à parfum priformes : scènes galantes (vers 1730-1740), émail, métal. Paris, collection Givaudan.

Allemagne, ensembelde deux flacons à parfum priformes : scènes galantes (vers 1730-1740), émail, métal. Paris, collection Givaudan.

Manufacture de Chelsea, Flacon à parfum : Arlequin et Colombine ou "Amour et vin" (vers 1760), porcelaine tendre. Paris, collection Givaudan.

Manufacture de Chelsea, Flacon à parfum : Arlequin et Colombine ou "Amour et vin" (vers 1760), porcelaine tendre. Paris, collection Givaudan.

Bliston, Flacon à parfum piriforme : scène pastorale (vers 1780), émail, métal doré. Paris, collection Givaudan.

Bliston, Flacon à parfum piriforme : scène pastorale (vers 1780), émail, métal doré. Paris, collection Givaudan.

Genève ou Hanau, Flacon à parfum en forme de gourde : La Coquette (vers 1800), cristal, émail, or. Paris, collection Givaudan.

Genève ou Hanau, Flacon à parfum en forme de gourde : La Coquette (vers 1800), cristal, émail, or. Paris, collection Givaudan.

Manufacture royale de Meissen, Flacon à parfum : La Danseuse au tricorne (vers 1880), porcelaine dure, or. Paris, collectin Givaudan.

Manufacture royale de Meissen, Flacon à parfum : La Danseuse au tricorne (vers 1880), porcelaine dure, or. Paris, collectin Givaudan.

éventail (XVIIIe siècle), ivoire, métal, papier. Grasse, musée d'Art et d'Histoire de Provence.

éventail (XVIIIe siècle), ivoire, métal, papier. Grasse, musée d'Art et d'Histoire de Provence.

Manufacture nationale de Sèvres d'après Louis-Simon Boizot, La Rose enflammée (1919, d'après modèle de 1778), biscuit de porcelaine. Dépôt des Manufacture et musée nationaux de Sèvres au musée d'Art et d'histoire de Provence, Grasse.

Manufacture nationale de Sèvres d'après Louis-Simon Boizot, La Rose enflammée (1919, d'après modèle de 1778), biscuit de porcelaine. Dépôt des Manufacture et musée nationaux de Sèvres au musée d'Art et d'histoire de Provence, Grasse.

En allant à cette exposition, j'avais en tête des oeuvres reproduisant des scènes galantes. Ce fut donc, une belle surprise de découvrir tout ces dessins aux thèmes variés. Le catalogue de l'exposition "Les Traits du Génie - Dessins de Jean-Honoré Fragonard, Alexandre-Evariste Fragonard et Marguerite Gérard Ed. Silvana Editoriale, 2025 (200p., 27x20 cm, 85 ill.)" est imprimé sur du papier glacé. Toutes les oeuvres de l'exposition sont reproduites, mais elles ne sont pas indexées. Le catalogue reprend le fil de l'exposition qui est traduit en anglais à la fin du catalogue. A la suite de l'exposition, je me suis rendue dans le musée Fragonard qui expose plusieurs peintures de Jean-Honoré Fragonard et de sa belle-soeur Marguerite. Je vous partagerai ma visite qui permet d'avoir une vision plus complète de cet artiste.

 

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L
Merci pour ce compte-rendu, et la découverte de la richesse des dessins de Fragonard !
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