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flâneries picturales en musée

flâneries picturales en musée

Visites des musées des Beaux-Arts de France et leurs expositions temporaires


L'Esprit du trait. Une collection privée en Provence

Publié par Faustine sur 3 Novembre 2026, 16:28pm

Catégories : #dessin français du XVIIe, #dessin français du XVIIIe, #dessin français du XIXe

L'année dernière, le musée des Beaux-Arts de Marseille a organisé une exposition de dessins français. Il y avait une centaine d'oeuvres qui avaient pour point commun la Provence soit par l'origine de l'artiste, soit par les lieux représentés. Ces dessins appartiennent à une collection privée. Voici le résumé de l'exposition d'après les thèmes et illustrées d'une grande partie des oeuvres.

Le Baroque en Provence

Le renouvellement urbain du XVIIème siècle a engendré une intense période de créativité en Provence. Les commandes pour les églises ou le décor des hôtels particuliers se multiplient et Aix-en-Provence ou Avignon deviennent des villes qui attirent les artistes partant ou revenant d'Italie. Comme le bruxellois Jean Daret (1614-1668) qui s'établit à Aix en 1636, où il fait une brillante carrière réalisant des tableaux pour les églises et les demeures d'Aix. Nicolas Mignard (1606-1668), originaire de Troyes, formé à Paris passera plus de 20 ans à Avignon, avant de retourner à Paris pour le chantier des Tuileries.

Entre Marseille, Toulon, Gênes et Versailles, Pierre Puget (1620-1694) est connu à l'international. Ayant vécu toute sa vie dans des ports, il produit pour une clientèle privée des marines virtuoses sur papier. Elles reflètent des influences combinées entre le nord et le sud, celles de la France, de la Hollande et de l'Italie. Originaire d'Avignon, la dynastie des Parrocel illustre au XVIIIème siècle la circulation de ces artistes : Joseph (1646-1704) et Charles (1688-1752) feront leur carrière à Paris et Etienne (1696-1775) s'installera à Rome.

D'après Claude Mellan, Portrait de Nicolas-Claude Fabri de Peiresc (1580-1637) (1630), pierre noire sur vélin.

D'après Claude Mellan, Portrait de Nicolas-Claude Fabri de Peiresc (1580-1637) (1630), pierre noire sur vélin.

Jean Daret (Bruxelles, 1614 - Aix-en-Provence, 1668), Etude d'homme drapé debout, sanguine sur papier.

Jean Daret (Bruxelles, 1614 - Aix-en-Provence, 1668), Etude d'homme drapé debout, sanguine sur papier.

Jean Daret, Etude de figure assise avec reprise des mains, pierre noire sur papier.

Jean Daret, Etude de figure assise avec reprise des mains, pierre noire sur papier.

Nicolas Mignard (Troyes, 1606 - Paris, 1668), Etude de mains, pierre noire et rehauts de blanc sur papier.

Nicolas Mignard (Troyes, 1606 - Paris, 1668), Etude de mains, pierre noire et rehauts de blanc sur papier.

Pascal de la Rose (Marseille, 1659 - Toulon, 1745), Projet de décor pour la chambre d'un vaisseau de guerre sans doute L'Invicible (1719), plume et encres noire et brune, lavis gris sur papier.

Pascal de la Rose (Marseille, 1659 - Toulon, 1745), Projet de décor pour la chambre d'un vaisseau de guerre sans doute L'Invicible (1719), plume et encres noire et brune, lavis gris sur papier.

Pierre Puget (Marseille, 1620 - 1694), Combat naval, plume, encres noire et brune, lavis d'encre noire sur vélin.
Pierre Puget (Marseille, 1620 - 1694), Combat naval, plume, encres noire et brune, lavis d'encre noire sur vélin.

Pierre Puget (Marseille, 1620 - 1694), Combat naval, plume, encres noire et brune, lavis d'encre noire sur vélin.

Pierre Puget d'après Stefano della Bella (1610 - 1664), Scène de port : chaloupe au mouillage et vaisseaux dans le fond, plume et encre brune sur trait de pierre noire sur papier.

Pierre Puget d'après Stefano della Bella (1610 - 1664), Scène de port : chaloupe au mouillage et vaisseaux dans le fond, plume et encre brune sur trait de pierre noire sur papier.

D'après Edme Jeaurat, Portrait de Pierre Puget par son fils François, sanguine sur papier.

D'après Edme Jeaurat, Portrait de Pierre Puget par son fils François, sanguine sur papier.

Anonyme, d'après Pierre-Paul Puget, Allégorie maritime avec Neptune, la ville de Marseille et une colonne rostrale, sanguine sur papier.

Anonyme, d'après Pierre-Paul Puget, Allégorie maritime avec Neptune, la ville de Marseille et une colonne rostrale, sanguine sur papier.

Anonyme, France (anciennement attribué à Christopher Veyrier (Trets, 1637 - Toulon, 1689)), Milon de Crotone (XVIIe siècle ?), plume et encre brune sur trait à la sanguine, lavis d'encre grise sur papier.

Anonyme, France (anciennement attribué à Christopher Veyrier (Trets, 1637 - Toulon, 1689)), Milon de Crotone (XVIIe siècle ?), plume et encre brune sur trait à la sanguine, lavis d'encre grise sur papier.

Anonyme, entourage de Pierre Parrocel, Allégorie sur la valeur militaire avec Thétis et Minerve (deuxième tiers du XVIIIe siècle), sanguine sur papier.

Anonyme, entourage de Pierre Parrocel, Allégorie sur la valeur militaire avec Thétis et Minerve (deuxième tiers du XVIIIe siècle), sanguine sur papier.

Etienne Parrocel (Avignon, 1696 - Rome, 1775), Saint Sébastien soigné par Irène, encre brune, lavis brun et rehauts de blanc sur papier préparé rose..

Etienne Parrocel (Avignon, 1696 - Rome, 1775), Saint Sébastien soigné par Irène, encre brune, lavis brun et rehauts de blanc sur papier préparé rose..

Johann-Georg Wille (1715 - 1818), d'après Hyacinthe Rigaud, Portrait de Joseph Parrocel (1646 - 1704) (1744), sanguine sur papier.

Johann-Georg Wille (1715 - 1818), d'après Hyacinthe Rigaud, Portrait de Joseph Parrocel (1646 - 1704) (1744), sanguine sur papier.

Charles Parrocel (Paris, 1688 - 1752), Tête de soldat casqué, sanguine sur papier.

Charles Parrocel (Paris, 1688 - 1752), Tête de soldat casqué, sanguine sur papier.

Philippe Sauvan (Arles, 1697 - Avignon, 1792), Allégorie de la ville d'Avignon accueillant Monseigneur Angelo Maria Durini en 1774 (1774), pierre noire, plume et encre brune, lavis brun, lavis de sanguiune et rehauts de gouache blanche sur papier.

Philippe Sauvan (Arles, 1697 - Avignon, 1792), Allégorie de la ville d'Avignon accueillant Monseigneur Angelo Maria Durini en 1774 (1774), pierre noire, plume et encre brune, lavis brun, lavis de sanguiune et rehauts de gouache blanche sur papier.

Les ornemanistes

Bernard Turreau, dit Toro (Dijon, 1661 - Toulon, 1731) est un peintre, sculpteur et surtout dessinateur prolifique. Il s'installe dans le Sud de la France avec sa famille vers 1670. A partir de 1681, il se consacre à divers ouvrages, des dessins pour des arcs de triomphe, pour un maître-autel destiné à la cathédrale d'Aix-en-Provence et des projets décoratifs. 

Jean-François Forty (Marseille, 1721 - Paris, 1800), ciseleur et orfèvre de formation, il est principalement connu pour ses dessins d'ornements destinés à la gravure. A partir de 1875, il vit à Paris. Mais, il garde un lien familial et professionnel avec sa ville natale.

Bernard Turreau, dit Toro, Etude de vase au motif de Mucius Scaevola (vers 1710), plume et encre brune, lavis gris sur papier.

Bernard Turreau, dit Toro, Etude de vase au motif de Mucius Scaevola (vers 1710), plume et encre brune, lavis gris sur papier.

Jean-François Forty, Etude pour un calice (vers 1770), plume et encre noire, lavis brun sur papier.

Jean-François Forty, Etude pour un calice (vers 1770), plume et encre noire, lavis brun sur papier.

Michel-François Dandré-Bardon, figure tutélaire

Michel-François Dandré-Bardon (1700 - 1783), né à Aix-en-Provence, vient à Paris pour ses études. En 1726, il se rend en Italie, après avoir remporté le second Prix de Rome. En 1741, il revient à Aix et en 1750, il est nommé peintre des galères à Marseille. En 1752, il participe à la création de l'Académie de peinture et de sculpture de Marseille, dont il deviendra le directeur en 1754. De retour à Paris en 1755, il est nommé professeur à l'Académie royale et il se consacre à l'écriture de ses ouvrages sur la peinture, la sculpture et le dessin. Il devient un théoricien de l'art reconnu. Il fait partie des dessinateurs les plus prolifiques du XVIIIème siècle. Il aime les effets contrastés et les compositions en déséquilibre.

Michel-François Dandré-Bardon, Etude pour une figure de Jupiter, pierre noire, rehauts de blanc sur papier.

Michel-François Dandré-Bardon, Etude pour une figure de Jupiter, pierre noire, rehauts de blanc sur papier.

Michel-François Dandré-Bardon, Le Sommeil, ou Figure de jeune femme éplorée (vers 1730), sanguine sur papier.

Michel-François Dandré-Bardon, Le Sommeil, ou Figure de jeune femme éplorée (vers 1730), sanguine sur papier.

Michel-François Dandré-Bardon, Ce qu'accorde Apollon par faveur (1740), sanguine, lavis brun, rehauts de gouache blanche, mise au carreau à la sanguine sur papier.

Michel-François Dandré-Bardon, Ce qu'accorde Apollon par faveur (1740), sanguine, lavis brun, rehauts de gouache blanche, mise au carreau à la sanguine sur papier.

Miche-François Dandré-Bardon, Les Âmes du Purgatoire (vers 1742), plume et encre brune, lavis brun sur trait à la sanguine sur papier.

Miche-François Dandré-Bardon, Les Âmes du Purgatoire (vers 1742), plume et encre brune, lavis brun sur trait à la sanguine sur papier.

Michel-François Dandré-Bardon, Etude pour le Costume des anciens peuples - Usages civils et militaires des Egyptiens (1772 - 1774), plume et encre brune sur papier.

Michel-François Dandré-Bardon, Etude pour le Costume des anciens peuples - Usages civils et militaires des Egyptiens (1772 - 1774), plume et encre brune sur papier.

Michel-François Dandré-Bardon, Etude pour le Costume des anciens peuples - Costumes des Grecs et des Romains (1772 - 1774), plume et encre brune sur papier.

Michel-François Dandré-Bardon, Etude pour le Costume des anciens peuples - Costumes des Grecs et des Romains (1772 - 1774), plume et encre brune sur papier.

Dandré-Bardon et son influence

Dandré-Bardon connaît une grande notoriété en Provence. Son titre de directeur de l'académie de Marseille lui permet d'être en contact avec la nouvelle génération encore en apprentissage. Joseph II Cellony (Aix-en-Provence, 1730 - Paris, 1786) est l'artiste dont il a été le plus proche. Il l'a formé au dessin quand il était à Aix et on le retrouve à ses côtés quand il était peintre des galères à Marseille. Cellony suivra aussi son maître à Paris jusqu'en 1761. L'influence de Dandré-Bardon est telle qu'on a longtemps pris les dessins de Cellony pour ceux de Dandré-Bardon.

Michel-Honoré Bounieu (Marseille, 1739 - Paris, 1814), est aussi un élève reconnu de l'école de dessin de Marseille. Sur les recommandations de Dandré-Bardon, il a pu finir son apprentissage à Paris. Il fut agréé à l'académie royale comme peintre d'histoire. Mais, il pratique tout les genres de la nature morte aux sujets antiques.

Joseph II Cellony, Scène avec un couple et fontaine, plume et encre noire, lavis brun, rehauts de gouache blanche sur papier.

Joseph II Cellony, Scène avec un couple et fontaine, plume et encre noire, lavis brun, rehauts de gouache blanche sur papier.

Joseph II Cellony, Artémise buvant les cendres de son époux, le roi Mausole, plume et encre brune, lavis brun, rehauts de gouache blanche sur papier.

Joseph II Cellony, Artémise buvant les cendres de son époux, le roi Mausole, plume et encre brune, lavis brun, rehauts de gouache blanche sur papier.

Michel-Honoré Bounieu, Portrait de femme au tambourin ou La Porphétesse Miriam (1765), crayon graphite et rehauts de craie blanche sur papier bleu.

Michel-Honoré Bounieu, Portrait de femme au tambourin ou La Porphétesse Miriam (1765), crayon graphite et rehauts de craie blanche sur papier bleu.

Michel-Honoré Bounieu, La Confidence (1783), aquarelle sur trait de graphite.

Michel-Honoré Bounieu, La Confidence (1783), aquarelle sur trait de graphite.

Michel-Honoré Bounieu, Etude pour une tête de vestale, crayon noir, estompe et craie blanche sur papier bistre (?).

Michel-Honoré Bounieu, Etude pour une tête de vestale, crayon noir, estompe et craie blanche sur papier bistre (?).

Imiter l'Antique

Les artistes qui gagnent le premier prix d'un concours sont ensuite accueillis à la Villa Médicis de Rome pendant plusieurs années. Ce séjour italien est donc souvent une source d'inspiration dans leurs futures oeuvres. Deux artistes provençaux en sont l'exemple :

Esprit-Antoine Gibelin (Aix-en-Provence, 1739 - 1813), fait son apprentissage à Aix-en-Provence et séjourne à Rome de 1759 à 1771. Il y étudie l'Antique et les grands maîtres (Raphaël, Caravage...).

Jacques Réattu (Arles, 1760 - 1833) est inscrit à l'Académie Royale de Paris dès 1775. Il y fréquente Jean-Baptiste Régnault (1754-1829) et Joseph Vernet (1714-1789). Lauréat du grand prix de l'Académie en 1790, il arrive à Rome en 1791. Son séjour fut écourté par les émeutes anti-françaises de janvier 1795.

Esprit-Antoine Gibelin, Priam demandant à Achille de lui rendre le corps d'Hector, plume et encre brune, lavis bistre sur trait de pierre noire sur papier.

Esprit-Antoine Gibelin, Priam demandant à Achille de lui rendre le corps d'Hector, plume et encre brune, lavis bistre sur trait de pierre noire sur papier.

Jacques Réattu, Les Noces d'Alexandre et Roxanne, d'après Raphaël (1792-1793), plume et encre brune, rehauts de gouache blanche sur papier vergé.

Jacques Réattu, Les Noces d'Alexandre et Roxanne, d'après Raphaël (1792-1793), plume et encre brune, rehauts de gouache blanche sur papier vergé.

L'art du paysage

Au XVIIIème siècle, l'art du paysage devient un genre à part entière. En Provence, à partir des années 1750, alors que la peinture de marine, diffusée par Joseph Vernet, connaît un vif succès auprès des artistes, leur intérêt se dirige vers la description de paysages idéalisés ou naturalistes. Cet engouement va s'affirmer au sein de l'Académie de Marseille. Une nouvelle génération d'artistes se forment avec les professeurs Pierre-Nicolas Coste (1718-1769) et David de Marseille (Marseille, 1725 - 1789). Leurs oeuvres vont s'inspirer de paysages pittoresques de la Provence sans oublier les touches classiques. Louis Chays (Aubagne, 1744 - Paris, 1810) et Jean-Baptiste Coste (Marseille, 1746 - Paris, 1819) séjourneront en Italie, leurs oeuvres représenteront les architectures antiques ou les sites remarquables des alentours de Rome.

Jacques-Philippe Le Bas (Paris, 1707 - 1783) d'après Joseph Vernet, Etude de personnages sur le port de Marseille (vers 1767), sanguine sur papier.

Jacques-Philippe Le Bas (Paris, 1707 - 1783) d'après Joseph Vernet, Etude de personnages sur le port de Marseille (vers 1767), sanguine sur papier.

Louis Chaÿs (ou Chaix), Vue de l'intérieur de la grotte de Neptune, à Tivoli (1775), pierre noire sur papier.

Louis Chaÿs (ou Chaix), Vue de l'intérieur de la grotte de Neptune, à Tivoli (1775), pierre noire sur papier.

Louis Chaÿs (ou Chaix), Ruines romaines, intérieur du Colisée, à Rome (1775), pierre noire, sur trait de sanguine, sanguine et rehauts de blanc sur papier.

Louis Chaÿs (ou Chaix), Ruines romaines, intérieur du Colisée, à Rome (1775), pierre noire, sur trait de sanguine, sanguine et rehauts de blanc sur papier.

Joseph-Antoine David, dit David de Marseille, Personnages au bord d'une rivière (1787 ?), plume et encres brune et noire, lavis gris et brun sur papier.
Joseph-Antoine David, dit David de Marseille, Personnages au bord d'une rivière (1787 ?), plume et encres brune et noire, lavis gris et brun sur papier.

Joseph-Antoine David, dit David de Marseille, Personnages au bord d'une rivière (1787 ?), plume et encres brune et noire, lavis gris et brun sur papier.

Jean-Baptiste-Joseph Coste, Paysage avec les monuments de Rome (vers 1787-1790), plume et encre brune, lavis de couleurs et aquarelle sur papier.

Jean-Baptiste-Joseph Coste, Paysage avec les monuments de Rome (vers 1787-1790), plume et encre brune, lavis de couleurs et aquarelle sur papier.

Jean-Baptiste Giry (Marseille, 1733 - 1809), Céphale et Procris (1802), crayon graphite, sanguine et estompe sur papier.
Jean-Baptiste Giry (Marseille, 1733 - 1809), Céphale et Procris (1802), crayon graphite, sanguine et estompe sur papier.

Jean-Baptiste Giry (Marseille, 1733 - 1809), Céphale et Procris (1802), crayon graphite, sanguine et estompe sur papier.

Constantin d'Aix (1756-1844)

Né à Marseille, Jean-Antoine Constantin se forme à l'école de dessin de l'Académie de peinture de Marseille à partir de 1771. Il a eu pour professeurs, des spécialistes du paysage comme David de Marseille ou Joseph Giry. Des amateurs fortunés, lui finance un voyage à Rome, il rentre en France avec un grand nombre de dessins pris sur le vif. Il s'installe à Aix-en-Provence dans les années 1780. Il devient professeur à l'école gratuite de dessin et se fait connaître grâce à ses grandes compositions, réalisées à l'encre et au lavis d'encre de Chine.

Homme du plein air, il est considéré comme le père du paysage provençal. Il formera toute une génération d'artistes, adeptes du travail sur le motif, dont François-Marius Granet.

Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, Les Ruines du Colisée à Rome (vers 1779-1780), pinceau et encre grise, crayon noir et rehauts de gouache blanche et orangée sur papier préparé.

Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, Les Ruines du Colisée à Rome (vers 1779-1780), pinceau et encre grise, crayon noir et rehauts de gouache blanche et orangée sur papier préparé.

Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, L'Offrande à l'amour ou l'Hymen (vers 1780), plume et encre brune, lavis gris sur papier.

Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, L'Offrande à l'amour ou l'Hymen (vers 1780), plume et encre brune, lavis gris sur papier.

Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, Vue de Fontaine-de-Vaucluse (vers 1780), plume et encre brune, lavis brun sur papier.

Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, Vue de Fontaine-de-Vaucluse (vers 1780), plume et encre brune, lavis brun sur papier.

Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, La Fête villageoise (vers 1780-1785), plume et encre noire, lavis noire et gris sur papier.
Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, La Fête villageoise (vers 1780-1785), plume et encre noire, lavis noire et gris sur papier.
Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, La Fête villageoise (vers 1780-1785), plume et encre noire, lavis noire et gris sur papier.

Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, La Fête villageoise (vers 1780-1785), plume et encre noire, lavis noire et gris sur papier.

Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, L'Aumône devant l'église (vers 1780-1785), plume et encre noire, lavis noir et gris sur papier.
Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, L'Aumône devant l'église (vers 1780-1785), plume et encre noire, lavis noir et gris sur papier.
Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, L'Aumône devant l'église (vers 1780-1785), plume et encre noire, lavis noir et gris sur papier.

Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, L'Aumône devant l'église (vers 1780-1785), plume et encre noire, lavis noir et gris sur papier.

Jean-Antoine Constanti, dit Constantin d'Aix, personnages au bord d'une rivière (vers 1780-1800), plume et encre noire, lavis gris sur papier.

Jean-Antoine Constanti, dit Constantin d'Aix, personnages au bord d'une rivière (vers 1780-1800), plume et encre noire, lavis gris sur papier.

Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, Le Passage de la Goule à Saint-Chamas (vers 1800), plume et encre noire, lavis gris sur papier.
Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, Le Passage de la Goule à Saint-Chamas (vers 1800), plume et encre noire, lavis gris sur papier.

Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, Le Passage de la Goule à Saint-Chamas (vers 1800), plume et encre noire, lavis gris sur papier.

Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, Personnages au repos dans les bois (vers 1800-1815), plume et encre noire, lavis gris et rehauts d'aquarelle sur papier.

Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, Personnages au repos dans les bois (vers 1800-1815), plume et encre noire, lavis gris et rehauts d'aquarelle sur papier.

Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, Le Pavillon de la Torse, à Aix-en-Provence (1809), plume et encre noire, lavis gris sur papier
Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, Le Pavillon de la Torse, à Aix-en-Provence (1809), plume et encre noire, lavis gris sur papier

Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, Le Pavillon de la Torse, à Aix-en-Provence (1809), plume et encre noire, lavis gris sur papier

Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, Etude de têtes de jeunes femmes (les filles de l'artiste ?) (vers 1815-1820), crayon noir et crayons de couleur sur trait de sanguine sur papier.

Jean-Antoine Constantin, dit Constantin d'Aix, Etude de têtes de jeunes femmes (les filles de l'artiste ?) (vers 1815-1820), crayon noir et crayons de couleur sur trait de sanguine sur papier.

François-Marius Granet (Aix-en-Provence 1775-1849)

François-Marius Granet (Aix-en-Provence, 1775-1849) apprend le dessin en recopiant les gravures de la collection de son père maçon. De 1786 à 1790, il suit les cours de l'école gratuite de dessin d'Aix-en-Provence dans l'atelier de Jean-Antoine Constantin. En 1796, il s''installe à Paris, et fait un passage dans l'atelier de David. Il vit dans le couvent désaffecté des Capucins en compagnie de Anne-Louis Girodet et Dominique Ingres. En 1802, il se rend à Rome, où il dessine monuments anciens et scènes de la vie quotidienne. Granet se fait connaître pour ses oeuvres religieuses d'églises et de couvents, dans un style hollandais très sombre.

De retour en France, en 1822, Il devient conservateur au musée du Louvre puis du château de Versailles en 1833. Poste qu'il occupera, jusqu'à la Révolution de 1848. Malgré ces charges officielles, Granet continue son activité de peintre en plein air. A sa mort, ses dessins et peintures sont légués au Louvre et au musée d'Aix. Ce musée sera renommée musée Granet en 1949, à l'occasion du centenaire de sa mort.

François Marius Granet, Portrait de vieille femme, gouache sur bois préparé.

François Marius Granet, Portrait de vieille femme, gouache sur bois préparé.

Voyage dans le Midi

Cette collection est aussi une invitation à voyager dans le Midi. De Nîmes à Nice en passant par Aix-en-Provence, les artistes de la région (Antoine Chantron, Pascal Coste, ....) nous font découvrir le Midi.

Antoine Chantron (Avignon, 1771-1842), L'Intérieur du temple de Diane à Nîmes (vers 1795 ?), aquarelle sur trait à la plume et encre brune sur papier.

Antoine Chantron (Avignon, 1771-1842), L'Intérieur du temple de Diane à Nîmes (vers 1795 ?), aquarelle sur trait à la plume et encre brune sur papier.

Pascal Coste (Marseille, 1787-1879), Vue du mausolée antique de Glanum à Saint-Rémy-de-Provence (1811), aquarelle sur trait au crayon graphite sur papier.

Pascal Coste (Marseille, 1787-1879), Vue du mausolée antique de Glanum à Saint-Rémy-de-Provence (1811), aquarelle sur trait au crayon graphite sur papier.

Lancelot-Théodore Turpin de Crissé (Paris, 1782-1859), Le Pont Flavien à Saint-Chamas, crayon noir, plume et encre brune, lavis bistre sur papier.

Lancelot-Théodore Turpin de Crissé (Paris, 1782-1859), Le Pont Flavien à Saint-Chamas, crayon noir, plume et encre brune, lavis bistre sur papier.

Jean-Joseph Kapeller (Marseille, 1706-1790), Aix-en-Provence, personnages près de l'égliseSaint-Jean-de-Malte, plume et encres noire et brune, lavis gris sur papier.
Jean-Joseph Kapeller (Marseille, 1706-1790), Aix-en-Provence, personnages près de l'égliseSaint-Jean-de-Malte, plume et encres noire et brune, lavis gris sur papier.

Jean-Joseph Kapeller (Marseille, 1706-1790), Aix-en-Provence, personnages près de l'égliseSaint-Jean-de-Malte, plume et encres noire et brune, lavis gris sur papier.

Zacharie-Félix Doumet (Toulon, 1761 - Draguignan, 1818), 1ère Vue prise de la campagne de Mr Reverdit, faisant face au chemin de la Valette, gouache sur papier.
Zacharie-Félix Doumet (Toulon, 1761 - Draguignan, 1818), 1ère Vue prise de la campagne de Mr Reverdit, faisant face au chemin de la Valette, gouache sur papier.

Zacharie-Félix Doumet (Toulon, 1761 - Draguignan, 1818), 1ère Vue prise de la campagne de Mr Reverdit, faisant face au chemin de la Valette, gouache sur papier.

Joseph Michel, dit Michel de Toulon, Paysage en bord de mer, à Eze (vers 1765), gouache sur papier.

Joseph Michel, dit Michel de Toulon, Paysage en bord de mer, à Eze (vers 1765), gouache sur papier.

Ange-Joseph-Antoine Roux (Marseille, 1765-1835), Etude de proue de frégate, crayon noir sur papier.

Ange-Joseph-Antoine Roux (Marseille, 1765-1835), Etude de proue de frégate, crayon noir sur papier.

Nicolas Vérany dit Guérin (Marseille, 1749 - Chamalières, 1803), Trompe-l'oeil aux cartes à jouer, à la partition de musique, dessin, gravures et almanach (1788), plume et encre brune, aquarelle et gouache sur papier.

Nicolas Vérany dit Guérin (Marseille, 1749 - Chamalières, 1803), Trompe-l'oeil aux cartes à jouer, à la partition de musique, dessin, gravures et almanach (1788), plume et encre brune, aquarelle et gouache sur papier.

Portraits

Dans cette région aux paysages très inspirants, les artistes n'oublient pas pour autant de dessiner des portraits.

Pierre Bernard (Paris, 1704 - Marseille, 1777), Portrait de femme à la cape bleue et au manchon de fourrure (vers 1770), pastel sur papier marouflé sur toile.

Pierre Bernard (Paris, 1704 - Marseille, 1777), Portrait de femme à la cape bleue et au manchon de fourrure (vers 1770), pastel sur papier marouflé sur toile.

Philippe Coclers, dit Van Wick (Liège, 1738 - Marseille, vers 1804), Portrait de Madame de Saint-Jacques, de sa fille Louise et de son fils Pierre (1774), gouache sur ivoire.

Philippe Coclers, dit Van Wick (Liège, 1738 - Marseille, vers 1804), Portrait de Madame de Saint-Jacques, de sa fille Louise et de son fils Pierre (1774), gouache sur ivoire.

Paul-Pierre Grégoire (Aix-en-Provence, 1755 - Paris, 1842), Jeune homme au repos (vers 1810-1815), crayon noir sur papier.

Paul-Pierre Grégoire (Aix-en-Provence, 1755 - Paris, 1842), Jeune homme au repos (vers 1810-1815), crayon noir sur papier.

Cette exposition était très intéressante. D'une part la rareté des oeuvres venant de la collection nous rappelle que nous sommes chanceux de les voir et d'autre part le grand nombre d'artistes qui m'étaient inconnus. Le catalogue "L'esprit du trait. Une collection privée en Provence." Ed. Lienart, 2025 (304p., 150 ill., 28x23cm) est imprimé sur du papier glacé. Les oeuvres sont reproduites dans l'ordre de l'exposition. Il n'y a pas d'index des oeuvres, mais un index des noms de personnes. Toutes les oeuvres exposées sont accompagnées d'une notice explicative décrivant la vie de l'artiste et l'oeuvre.

 

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